Vivant où est ta victoire  ; Steve Toltz

Les préludes de la lecture : Livre reçu de la part de Babelio et des éditions Belfond, merci à eux cet envoi.

Résumé : Aldo et Liam sont deux amis, des inadaptés sociaux, paumés qui errent sans but. Liam est un pseudo écrivain qui trouve dans la vie bancale d’Aldo, une source d’inspiration inépuisable. Aldo a de la ressource, de la ressource en idées fumeuses et en malchance. Sa seule stratégie pour survivre dans la vie semble être celle de l’échec.

Le mot de la fin : J’ai énormément apprécié le style et l’écriture, chaque phrase a retenu mon attention, beaucoup m’ont fait sourire et d’autres m’ont fait pitié. Les passages du procès où rien n’est épargné dans le témoignage de la vie carcérale ont été pénibles et douloureux à lire. L’histoire est d’un déconcertant pessimisme social, mais qui ne déprime pas grâce à la plume de l’auteur.

Extrait : « Personne ne te demande d’aller nager avec les piranhas pendant que tu as tes règles »

« Malheureusement, les médecins oublient de prévenir les nouveaux parents d’une complication postnatale de plus en plus courante : un petit pourcentage des bébés deviendront anthropologues dans leur propre foyer, comme s’ils avaient été conçus pour étudier et consigner les manquements terribles de leurs parents qui ne se rendent absolument pas compte qu’ils ont laissé entrer ce froid observateur de leur vie. Tout ce que voulaient ces parents, c’était produire des versions plus mignonnes d’eux-mêmes, les pauvres cons »

« Je n’essaierai plus jamais de réussir ! je me contenterai de survivre ! »

« Je compris à cet instant que l’amour était une décision, et que l’intensité de cet amour état plus proche de l’entêtement que d’un sentiment spontané et naturel. »

« J’ai appris une chose : tout le monde n’est pas éligible au bonheur. Et c’est ainsi qu’il faut réagir. Il faut dire, Mec, ça craint. Je suis vraiment désolée. C’est terrible§ C’est la première leçon. Si vous ne savez pas die, Oh, mon pauvre, c’est vraiment atroce, alors vous n’êtes pas un bon charlatan… Encore autre chose ! Vous ne pouvez pas rationaliser les souffrances de quelqu’un, n’essayez même pas. »

« Stella avait été cousue dans le tissu de mon existence. »

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