Une odeur de gingembre ; Oswald Wynd

Une odeur de gingembre ; Oswald Wynd

Les préludes de la lecture : Après Frankenstein, Une odeur de gingembre est l’ouvrage choisi par le club de lecture.

Résumé : Mary Mackenzie quitte son Ecosse natale pour aller rejoindre son fiancé Richard Collingworth en Chine. Elle repend donc le large et son innocente vie protégée de tout avec. Elle couche dans un journal ses pensées et les nouveaux événements qui rythment sa nouvelle vie, qui ne sera pas des plus faciles.

Le mot de la fin : J’avais un peu peur au début de l’ouvrage, le côté très naïf des premiers échanges ne laissait rien présager de bon. J’avais tort, l’auteur est un génie qui arrive à maîtriser les points de vue de la même personne sur plusieurs générations, avec différentes cultures et un présent évolutif. Je suis abasourdie par la justesse des tonalités et des sentiments. On a envie de frapper, par moments, cette jeune fille naïve, puis de la secouer, car on estime qu’elle manque de sentiments et au final on a envie de s’agenouiller de respect devant sa sagesse et sa résilience. Tout son comportement a un sens, cette fille qui paraissait malléable est finalement bien plus solide qu’il n’y paraît. C’est de la souffrance endurée pour une vaine espérance et non pas de l’indifférence qui la caractérise. La fin est tout simplement parfaite et sonne le glas à tous doutes qualitatifs subsistants. Un coup de cœur.

Extraits :  » « cela lui est presque impossible de refuser l’idée d’une compétition directe, quelle qu’elle soit, et il s’est aussitôt assis en tailleur sur les dalles, après avoir accepté papier et crayon. L’inspiration m’est cependant arrivée en premier: un des poissons rouges de Misao était dans le bassin, empoisonné comme d’habitude et à moitié caché par des feuilles flottantes. J’ai écrit, en refusant de suivre le professeur d’oxford pour la rime:

Bassin sale

Poisson mort.

J’ai tendu la feuille à Kentaro et l’ai regardé, tandis que sa figure se transformait complètement, que réapparaissait cet air de gamin, avant qu’il ne se mette à éclater de rire. Il se tordait de rire par terre, le corps tout secoué. Nous avons ri tous les deux, tellement que nous en pleurions presque. Rire ensemble peut être une preuve d’amour plus forte que n’importe quelle autre. »

« Avec leur longue expérience des catastrophes naturelles, les Japonais semblent avoir trouvé une méthode presque unique pour y faire face. Ils se remettent sur leurs pieds très vite, se secouent, incinèrent leurs morts, et reprennent le cours de leur vie. »

« Je n’en croyais pas mes yeux, quand j’ai bu ce qui luttait contre les mauvaises herbes pour gagner sa part de soleil: Une pousse verte toute nouvelle, émergeant d’un amas de racines noircies, et qui portait déjà neuf de ces feuilles aromatiques si facilement reconnaissables. J’en ai pincé une pour être bien sûre, qui m’a laissé sur les doigts cette odeur de gingembre. »

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