Une main encombrante d’Henning Mankell

Après avoir lu « La lionne Blanche » que j’avais adorée, j’ai lu ce livre qui traînait sur les étagères de la chambre d’enfant de mon mari :).

 

Kurt Wallander désespère de pouvoir avoir une maison tranquille avec un chien. Quand il visite une ancienne ferme d’un collègue il se projette et tombe de haut quand il trébuche sur une main, enterrée dans le jardin…
C’est l’automne en Scanie avec son lot de pluie et de vent. Wallander est en fin de carrière et se sent au bout du rouleau. Il aspire à une retraite paisible, rêve d’acheter une maison à la campagne et d’avoir un chien. Un collègue lui fait visiter celle d’un vieux parent. Wallander s’enthousiasme pour l’ancienne ferme et les lieux alentours, et pense avoir trouvé son bonheur.

Pourtant, lors d’une dernière déambulation dans le jardin à l’abandon, il trébuche sur ce qu’il croit être les débris d’un râteau. Ce sont en fait les os d’une main affleurant le sol. Les recherches aboutissent à une découverte encore plus macabre. Au lieu d’une maison, Wallander récolte une enquête. Jusqu’où devra-t-il remonter le temps, et à quel prix, pour identifier cette main ?

Après avoir été totalement conquise par « la lionne blanche » qui est un véritable coup de cœur, je trouve ce court roman un peu léger. Les crimes se résolvent très vite, trop vite et l’on n’a pas le temps de vraiment faire connaissance avec les personnages.
En revanche l’intérêt de ce livre a été pour moi dans le petit chapitre de fin écrit par Henning Mankell, sur Wallander et lui-même. On y découvre la création de son personnage et de son caractère, la relation avec les lecteurs et surtout la relation entre lui et son personnage. Un petit trésor caché qui explique le cheminement de l’écrivain, ses motivations et son processus. J’ai beaucoup aimé!
« Ah, l’hiver… Je déteste cette bouillasse de neige fondue sur les routes. J’achète des tickets à gratter. Ce que j’imagine quand je gratte, ce ne sont pas des billets de mille, mais une maison dans le Sud, en Espagne ou sur la Côte d’Azur.
– Et du ferais quoi, là-bas ?
– Des tapis suédois traditionnels à poil long. En pensant à toute la neige fondue où je serais plus jamais obligé de me salir les pieds.
– Tu t’ennuierais. Tu remplirais tes tapis de motifs de tempête de neige, tu aurais une nostalgie terrible. Tu donnerais tout pour retrouver ce vieux climat pourri. »

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