Tess d’Urberville, Thomas Hardy

Les préludes de la lecture : Suite à une lecture d’un passage du roman par un lecteur durant une manifestation culturelle à la Méjane (bibliothèque municipale d’Aix-en-Provence). Pour mon article sur l’ouvrage Loin de la foule déchaînée du même auteur cliquez sur le lien.

Résumé : Tess est une jeune femme issue d’une famille paysanne, son père découvre un jour qu’ils sont descendants d’une grande famille les d’Urberville. Cette découverte mènera Tess dans les sombres chemins de la séduction, abandonnée elle sera livrée à elle-même avec un enfant qui ne tardera pas à mourir. Souhaitant repartir à zéro elle entame une nouvelle vie de laitière qui l’amènera auprès d’Angel qui l’épousera, mais le passé de Tess est une faute pour la société puritaine et elle ne trouvera de répit que dans la mort.

Le mot de la fin : Un ouvrage riche, qui invite à se pencher sur la condition de la femme dans l’Angleterre du XIXe. Cette œuvre pessimiste bouleverse autant qu’elle fascine. Il est impossible de prendre parti pour l’un ou l’autre des personnages, la seule certitude que l’on peut avoir est que Hardy devait avoir un réel problème avec les femmes ! Un livre de passion que l’on dévore, ce grand naturaliste arrive à transporter ses lecteurs, même en décrivant une forêt !

Extrait : « Après avoir usé et consumé son cœur palpitant en lui imposant la torture de tous les regrets que pouvait inventer l’inexpérience solitaire, elle s’était laissé éclairer par le bon sens. Elle avait compris, qu’elle ferait bien de recommencer à être utile, de goûter à nouveau, coûte que coûte, la douceur de l’indépendance. Le passé était passé ; quel qu’il fût, il ne lui appartenait plus ; quelles qu’en fussent les conséquences, le temps se refermerait sur elles ; dans quelques années elles seraient comme si elles n’avaient jamais été, Tess elle-même oubliée et gisant sous le gazon. En attendant, les arbres étaient tout aussi verts, les oiseaux chantaient et le soleil vrillait avec le même éclat ; autour d’elle, les objets familiers ne s’étaient pas assombris à cause de son chagrin et n’avaient point langui à cause de sa souffrance. »

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