Les Miscellanées de Papier

Chroniques livresques, découvertes et actualités littéraires

Songe à la douceur de Clémentine Beauvais

 

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Les préludes de la lecture : roman présenté par le libraire qui travaille avec nous et nous fait des sélections.

Résumé : Eugène a 17 ans. Durant les vacances d’été, il rencontre Tatiana par le biais de son ami Lenski. Elle a quelques années de moins, rêve d’une passion et tombe amoureuse de lui. Il la rejette. 10 ans plus tard, ils se croisent dans le métro et les souvenirs refont surface.

Le mot de la fin : Déjà le titre est beau (c’est un vers d’un poème de Baudelaire, L’invitation au voyage). Le titre nous envoûte avant même d’avoir commencé la lecture. Pour son nouveau roman, la jeune auteur Clémentine Beauvais (elle a notamment écrit Les petites reines qui a gagné plusieurs prix) se lance dans une adaptation moderne d’Eugène Onéguine (que je n’ai jamais lu). Pas facile. Et en plus c’est en vers ! Oui, le roman est entièrement écrit en vers (libres) et c’est très très beau. On rentre dans cette histoire d’amour par la rencontre dans le métro, 10 ans après leur rencontre, et on n’a de cesse de tourner les pages, de savourer l’écriture poétique et percutante de l’auteur.  Et on se reconnaît un peu dans Tatiana (peut être aussi en Eugène pour certain-e-s). Une des forces de ce roman superbe : de nous faire littéralement vivre une histoire d’amour, de nous toucher, de raconter les petits riens qui font tout, de nous faire ressentir plein d’émotions. Un roman qui donne envie d’aimer et de vivre. A conseiller sans hésitation pour les ados dès 14 ans et aux adultes également !

Extrait : (Ca a été très dur à choisir, car je ne voulais pas gâcher l’intrigue en en dévoilant trop et j’avais envie de mettre presque tout le roman, donc j’ai juste choisi le début)

« Parce que leur histoire ne s’était pas achevée au bon
endroit, au bon moment,
parce qu’ils avaient contrarié leurs sentiments,
il était écrit, me semble-t-il, qu’Eugène  et Tatiana se retrouvent
dix ans plus tard,
sous terre,
dans le Meteor, ligne 14 (violet clair), un matin d’hiver.

Il était neuf heure moins le quart.
Eugène, imaginez, portait un pantalon de velours noirs,
une chemise Oxford à carreaux bleu pâle, col sage ;
une veste anthracite en tweed, une écharpe grise,
probablement cachemire, effrangée aux extrémités,
enroulée une fois,
deux fois
autour de son cou – et par-dessus, un visage
qui s’était apaisé,
depuis la dernière fois ;
un visage dont les traits, depuis la dernière fois,
avaient un peu desserré leur écriture. »

2 Comments

  1. Ce livre à l’air vraiment génial et j’espère avoir l’occasion de le découvrir prochainement.

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