Sa majesté des mouches de William Golding

sa majesté des mouches de William Golding

Une amie en première année de DUT m’avait prêté ce livre sa majesté des mouches de William Golding que j’avais oublié et retrouvé dans mes cartons de l’époque, Lea si tu passes par là, donne moi ton adresse que je te le rende 😛

Soit un groupe d’enfants, de six à treize ans, que l’on isole sur une île déserte. Qu’advient-il d’eux après quelques mois ? William Golding tente l’expérience. Après les excitantes excursions et parties de baignade, il faut s’organiser pour survivre. C’est au moins la réflexion de Ralph, celui qui fut élu chef au temps heureux des commencements, et du fidèle Piggy. Mais c’est ce que refusent de comprendre Jack, le second aspirant au « trône », et les siens. Cette première division clanique n’est pas loin de reproduire un schéma social ancestral. S’ensuivent des comportements qui boudent peu à peu la civilisation et à travers lesquels les rituels immémoriaux le disputent à une sauvagerie d’une violence sans limite.

J’ai fini ce classique dystopique britannique. J’ai été abasourdie par le sentiment de quasi-normalité qu’il a généré en moi. L’auteur fait un chef-d’œuvre de symbolisme et de métaphore, j’aurais aimé avoir cet ouvrage au bac pour passer une année à le décortiquer dans tous les sens.

Une représentation de la société qui date de 70 ans mais plus que jamais d’une terrible actualité et ce qui m’attriste le plus c’est que je n’ai plus suffisamment d’optimisme pour espère qu’au siècle prochain il soit désuet. Notre démocratie repose depuis que j’ai l’âge de voter sur une conque brisée et la chasse à la différence et à ceux qui ne rentrent pas dans les rangs et tristement plus effective que jamais.

Pour découvrir un autre avis sur le sujet, je vous conseille l’article d’Eva du blog « tu vas t’abîmer les yeux » 

Bon… avec sa majesté des mouches de William Golding et les autres postes, je me rends comptes que mes posts ne sont pas très joyeux en ce moment mais promis je vais bien 🙂 j’espère que vous aussi

« Un fou rire général unit Ralph aux autres garçons et détendit l’atmosphère. Une fois de plus, Porcinet servit de bouc émissaire et son ridicule permit à la communauté de retrouver son équilibre et sa gaieté. »

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