Petits suicides entre amis d’Arto Paasilinna

C’est durant une période un peu compliquée professionnellement que nous avons abordé la question d’un suicide collectif avec une collègue et ce livre dont j’avais entendu parler m’est immédiatement revenu en tête, il nous fallait donc le lire 🙂

 

SONGEZ-VOUS AU SUICIDE ? Pas de panique, vous n’êtes pas seul. Nous sommes plusieurs à partager les mêmes idées, et même un début d’expérience. Ecrivez-nous en exposant brièvement votre situation, peut-être pourrons-nous vous aider. Joignez vos nom et adresse, nous vous contacterons. Toutes les informations recueillies seront considérées comme strictement confidentielles et ne seront communiquées à aucun tiers. Pas sérieux s’abstenir. Veuillez adresser vos réponses Poste restante, Bureau central de Helsinki, nom de code  » Essayons ensemble « .  » Deux suicidaires se retrouvent fortuitement dans une vieille grange où ils souhaitaient partir tranquilles. Entravés dans leurs funestes projets, ils se mettent en tête de rassembler d’autres désespérés pour monter une association. Commence alors, à bord d’un car de tourisme flambant neuf, un périple loufoque mené à un train d’enfer, des falaises de l’océan Arctique jusqu’au cap Saint-Vincent au Portugal pour un saut de l’ange final. Un récit désopilant doublé d’une réflexion mordante sur le suicide.

 

J’ai pris beaucoup  de plaisir à lire ce livre. Le début du roman plonge immédiatement dans le style de l’auteur et le ton qui sera donné au roman. La fin n’est pas prévisible immédiatement on a toujours le suspens, ce qui est appreciable. Les personnages sont tous d’une personnalité attachante avec des défauts tranchants mais communs et donc aimables. J’ai ri, j’ai adoré, je recommande.

 

« Au moment du départ, l’agriculteur, qui avait appris le but du voyage des suicidaires et s’était lié d’amitié avec eux, déclara avec regret :
« J’irai ben aussi m’tuer dans l’Nord… mais nous aut’paysans, on a ben trop à faire, en été. J’ai point l’temps d’voyager. Mais pourquoi qu’vous prendriez pas la patronne ? La Kati, elle a qu’ça à faire… ça m’dérangerait point, qu’elle fasse un peu de tourisme. »
Le colonel refusa la proposition d’Urho Jääskeläinen. Son épouse, selon lui, ne semblait guère suicidaire et serait donc forcément comme une pièce rapportée dans cette expédition nordique. Il ne pouvait pas non plus lui garantir de voyage de retour.
« Ben tant pis alors… c’était histoire de dire, hein », fit le fermier déçu. »

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