Après avoir relu la Belle et la Bête, j’avais envie de me replonger dans les contes fondateurs et je n’avais jamais lu celui-ci alors il était temps d’y remédier.

 

Wendy et ses frères sont surpris par Peter Pan et sa fée, qui fouillent leur chambre à la recherche de l’ombre perdue de Peter. Après avoir réveillé les enfants, il les emmène au pays imaginaire. Après avoir appris à voler, nos jeunes chanceux partent pour un autre monde où ils seront confrontés aux fantasmes enfantins devenus aujourd’hui de grands classiques, les pirates, les crocodiles, les indiens ou encore les sirènes.

 

Ce conte est une richesse d’enseignement. Après la perte de son frère, L’auteur trouvait dans ce récit consolateur un moyen de l’éterniser à jamais, en mourant il n’a pas disparu mais restera un enfant à jamais. La richesse de Barrie est aussi d’en faire un conte non manichéen, Peter est parfois violent allant jusqu’à tuer des enfants malgré sa naïveté et sa fraîcheur, son besoin de tendresse et sa volonté d’émancipation. On comprend que ce complexe protagoniste ait donné son nom à la maladie qui tourmentait son créateur.

 

Les étoiles sont très jolies mais elles ne peuvent prendre part à aucune action; elles se contentent de regarder sans fin. C’est une punition qu’on leur a imposée pour quelque chose qu’elles ont fait il y a si longtemps qu’elles-mêmes ne se rappellent plus ce que c’était. Les plus âgées ont un regard qui a pâli et parlent rarement (le clignotement est le langage des étoiles) mais les plus petites sont encore capables de s’étonner.