Ce livre m’a gentiment été prêté par une de mes voisines qui connaît l’auteure.

    La grand-mère de Sandra meurt et lui laisse les vieux cahiers  moleskine. Rivka lui laisse pour mission de les lire et de retracer elle aussi le chemin de sa vie et de ne rien oublier en chemin. La narratrice retourne alors à Paris pour revivre les trois mois les plus intenses de sa jeunesse et boucler une histoire qui n’a pas pu être terminée.

De l’amour fusionnel à un amour sécurisant, de la grande Histoire à la petite, les secrets se dévoilent et les démons doivent être affrontés. L’auteur nous fait vivre les années de guerre, les années d’après-guerre, les conséquences des non-dits de notre jeunesse et de ceux de nos aïeux.

    La lecture est très facile le style est fluide et pourtant bien écrit. On a envie de connaître la fin de l’histoire qui a le mérite de ne pas être banale ce qui donne beaucoup de richesse roman. j’aurais tout de même voulu en savoir plus sur la vie de la grand-mère que l’on ne fait qu’effleurer et je ne suis pas particulièrement adepte des passages dans les romans où le second protagoniste raconte sa version, mais c’était très court.

Ce roman se lit très bien, je l’ai lu lors d’un trajet en train c’était tout à fait adapté. Enfin, je recommande cette lecture car elle permet aussi de découvrir des aspects moins communs de la Guerre comme par exemple l’appropriation des biens des personnes juives. Un bon premier roman à découvrir.

“Mes enfants ont été ma richesse et mon bonheur. Ils ont été les soleils de mes jours. Ils m’ont donné la force d’avancer. ils ont rempli les vides et étouffé mes cauchemars. J’ai essayé de vivre cette vie-là en les tenant éloignés de mon passé douloureux. j’ai voulu qu’ils vivent une autre vie que la mienne, qu’ils n’aient jamais à supporter aucun regarde de travers, ni aucune injure, nu auran rejet. Juste se fondre dans la masse. je me suis imposé le silence pour qu’ils puissent se sentir aussi légers que les autres.”

“ C’est en enterrant leurs morts que les survivants doivent s’agripper les uns aux autres de toutes leurs forces pour s’empêcher de sombrer. la vie doit triompher. quelle que soit la douleur de ceux qui restent, quel que soit le déchirement.”

“Si on s’y prend bien, on peut faire beaucoup de dégâts en trois mois. il suffit de croiser un autre chemin et de se demander à quoi ressemblerait sa vie si on bifurquait.”