Mille femmes blanches de Jim Fergus

C’est une discussion avec une de mes belles tantes qui venait de le lire qui a motivé cette lecture.
Quand on m’a présenté le livre on l’a fait de façon très joyeuse en me disant que le livre était assez léger, malgré ce que pouvait laisser présager le sujet.

En 1874, à Washington, le président Grant accepte la proposition incroyable du chef indienLittle Wolf : troquer mille femmes blanches
contre chevaux et bisons pour favoriser l’intégration du peuple indien. Si quelques femmes se portent volontaires, la plupart viennent en 
réalité des pénitenciers et des asiles… l’une d’elles, May Dodd, apprend sa nouvelle vie de squaw et les rites des Indiens. Mariée à un puissant guerrier, elle découvre les combats violents entre tribus et les ravages provoqués par l’alcool. Aux côtés de femmes de toutes origines, elle assiste à l’agonie de son peuple d’adoption…

Effectivement les premières pages présentent l’état d’esprit et les histoires des femmes, et l’on comprend la difficulté de la société et leur enrôlement volontaire pour cet échange. Le personnage de May est bouleversant par sa force et son optimisme malgré les hommes qui tentent de la briser.
On les soutient dans leur décision en espérant pour elle un avenir meilleur. certaines scènes sont effectivement loquassent et l’adaptation à la vie sauvage et intéressante et racontée de façon assez légère sur les premières pages. Mais les trois cents dernières pages sont rudes, le traitement des femmes et les injustices vis à vis des indiens sont difficiles à lire et malheureusement la fin ne permet pas d’apaiser.
L’écriture est sublime par son accessibilité, sa réalité et son esprit. L’histoire est intrigante et passionnante ce livre à tout bon. Vous l’avez lu?

 » la misère a un caractère universel qui transcende les cultures « 

«  voulu parler de « mal », mais ni le mot ni le concept n’existent dans la langue cheyenne – et c’est peut-être là que le bât blesse… « 

 » C’est plus facile à dire qu’à faire, mais il me paraît clair que pour rester autant que possible saine d’esprit, je ne dois surtout pas chercher refuge dans le passé…cela reviendrait autrement à sombrer dans la folie. c’est une des leçons que j’ai apprises et répétées à l’asile -vivre chaque journée comme elle vient, et refuser tant les regrets que les inquiétudes pour l’avenir. »

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