Marina ; Carlos Ruiz Zafon

Les préludes de la lecture : Ouvrage lu dans le cadre du club de lecture du mois de décembre. Les lectures précédentes étaient Une odeur de gingembre de Oswal Wynd.

Résumé : La curiosité d’Oscar et Marine, les amène non seulement à se rencontrer, mais à faire d’étranges découvertes dans les mystérieuses rues de Barcelone. Nos jeunes espions volent sur les traces d’une vieille femme qui vient se recueillir sur une tombe sans nom, à l’effigie d’un macabre insecte. Un incendie ravage la ville, des vies, leur histoire.

Le mot de la fin : Une histoire enchanteresse, empli de réalisme magique. L’intrigue est prenante, les relations et les sentiments accessibles et sensibles. Une fiction qui se lit vite, même si on n’a pas envie d’arriver à la fin, sentant assez facilement les ailes du funeste papillon noir se déployer peu à peu sur la vie de ces deux adolescents.

Extraits :  » : » J’étais en route pour l’internat, quand il commença de pleuvoir. Je contemplais de loin la rangée des fenêtres du quatrième étage du collège. Deux d’entre elles seulement étaient éclairées. La plupart des internes étaient partis pour les vacances de Noel et ne reviendraient pas avant quinze jours. C’était chaque année la même chose. L’internat restait désert, et seuls deux ou trois malheureux demeuraient là, au bons soins de leurs tuteurs. Les deux années précédentes avaient été affreuses, mais cette fois, cela m’était égale. M’éloigner de Marine et de German étaient désormais impensable. Tant que je serais près d’eux, je ne me sentirais jamais seul »

« J’étais toujours derrière lui quand il entra dans le Quartier gothique. Soudain, sa silhouette se perdit sous les arches tendues entre les édifices. Des arcades impossibles projetaient des ombres dansantes sur les murs. Nous étions arrivés dans Barcelone magique, le labyrinthe des esprits, où les rues avaient des noms de légende et où les farfadets du temps marchaient dans notre dos. »

« l’aube nous a surpris sur un banc du port. J’ai observé cet inconnu avec qui j’avais marché pendant des heures, et j’ai eu l’impression de le connaître depuis toujours. Je le lui ai dit. Il a ri, et, tout de suite, avec cette étonnante certitude qui ne nous vient qu’une ou deux fois dans une vie, j’ai su que j’allais passer le reste de mon existence à son côté. »

« – Mihail, tu te souviens de ce jour où tu m’as demandé quelle était la différence entre un médecin et un magicien ? eh bien, Mihail, il n’y a pas de magie. Notre corps commence à se détruire dès notre naissance. Nous sommes fragiles. Des créatures passagères. Tout ce qui reste de nous, ce sont nos actions, le bien ou le mal que nous faisons à nos semblables. »

« je ne peux nier que je lui dois aussi le peu que je suis, même si, parfois, il m’en coûte de l’admettre. Je conserve ses conseils et ses paroles sous clef dans le coffre de ma mémoire, persuadé qu’ils me serviront encore pour répondre à mes propres peurs et à mes propres doutes. »

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