Lettres contre la guerre de Tiziano Terzani

Les préludes de la lecture : Livre que je souhaitais chroniquer et que j’ai reçu, merci aux Editions Intervalles et à Babelio pour ce bijou.

Résumé : C’est à travers sept lettres contre la guerre que Tiziano Terzani expose une vision pacifique, ouverte et constructive du terrorisme. Ce journaliste italien a connu la guerre en Asie en tant que correspondant pour le Corriere della Sera. Le 11 septembre marque pour lui le jour manqué et il y aura toujours, le jour d’après. Profondément choqué par le discours sans concessions d’une journaliste italienne influente à l’égard du peuple musulman, il s’attache à apporter toute la neutralité et la face cachée de la construction du terrorisme que beaucoup ne veulent pas voir.

Le mot de la fin : Un immense coup de cœur à mettre entre toutes les mains, surtout en ce moment. La vision de Tiziano apporte énormément, elle permet de réfléchir et apporte de la lumière et un début de réponse là où les médias n’en mettent pas. Les lettres sont factuelles, pacifiques, neutres et efficaces. A vous procurer d’urgence !

Extrait : «Au fond, j’ai du mal à me définir. Je suis arrivé à mon âge sans avoir jamais voulu appartenir à quoi que ce soit, ni à une Eglise, ni à une autre religion : je n’ai jamais pris la carte d’un parti, je ne me suis jamais inscrit dans une association, ni celle des chasseurs ni celle des protecteurs des animaux. Non que je ne sois pas du côté des petits oiseaux et contre ces brutes au fusil qui tirent cachés dans une hutte, mais parce que je me sens à l’étroit dans n’importe quelle organisation ? J’ai besoin de me sentir livre. Et cette liberté est difficile parce que chaque fois dans une situation donnée, quand il faut décider quoi penser, quoi faire, on ne peut recourir qu’à sa tête, qu’à son, cœur, et non à la ligne facile, toute prête d’un parti ou d’un texte sacré. »

« Le point central de la réponse d’Oriana était non seulement de nier les raisons de « l’ennemi », mais de nier son humanité, ce qui est le secret de l’inhumanité de toutes les guerres. »

« La violence j’en suis de plus en plus convaincu – ne brutalise pas seulement ses victimes, mais aussi ceux qui l’exercent. »

« Selon un vieux dicton, dans toutes les guerres la vérité est la première à mourir. Dans celle-ci la vérité n’a même pas eu le temps de naître. »

« Notre monde est devenu ainsi : la publicité a remplacé la littérature, les slogans nous frappent davantage désormais que la poésie et ses vers. L’unique façon de résister est de s’obstiner à penser avec sa tête et surtout à sentir avec son cœur. »

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