Lettres à son frère Théo de Vincent Van Gogh

Après avoir visité le musée Van Gogh à Amsterdam j’ai voulu lire les lettres du peintre à son frère.

Ces lettres incomparables – des récits, des aveux, des appels – sont nécessaires pour découvrir le vrai Van Gogh devenu mythe… Il n’est pas un peintre fou. Au contraire, solitaire, déchiré, malade, affamé, il ne cesse d’écrire, lucide, comme il traque la lumière.    

Dans le musée les lettres étaient mises en scène sous forme de citations mise en contexte avec les oeuvres ou des éléments bibliographiques.

Ce que j’ai regretté dans cet ouvrage c’est que les lettres manquent clairement de contextes, l’auteur écrit qu’il est en train de travailler sur des abricotiers en fleur par exemple j’aurais aimé qu’il y ait en face ses oeuvres correspondantes pour savoir de quoi en parle.

Ma lecture a été très longue, car il y a beaucoup de références à des artistes, à des oeuvres et j’ai fais beaucoup de recherches annexes.

Les lettres sont belles et on sent vraiment bien la sensibilité de Vincent, mais j’ai clairement souffert du manque d’informations de la part de l’édition.

Il faudra que je me renseigne pour savoir s’il y a une édition illustrée et avec plus d’explications. Cependant, j’ai découvert de beaux tableaux comme par exemple la séries des abricotiers ou encore l’oeuvre le buisson.

«  Tu ne sais pas à quel point il est décourageant de fixer une toile blanche qui dit au peintre : tu n’es capable de rien ; la toile a un regard fixe idiot et elle fascine à ce point certains peintres qu’ils en deviennent idiots eux-mêmes.
Nombreux sont les peintres qui ont peur d’une toile blanche, mais une toile blanche a peur du véritable peintre passionné qui ose – et qui a su vaincre la fascination de ce tu n’es capable de rien.
La vie en soi, elle aussi, présente toujours à l’homme un côté blanc infiniment banal qui vous décourage et vous fait désespérer ; une face absolument vierge, aussi vierge que la toile blanche du chevalet. Mais si banale et si vaine, si morte paraisse la vie, l’homme doué de foi, d’énergie, de chaleur, sachant ce qu’il sait, ne se laisse pas payer en monnaie de singe.
Il intervient, fait quelque chose, part de là, enfin, il brise – il « endommage » disent-ils. Laisse-les donc dire, ces théologiens glacés. « 

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