Les Misérables de Victor Hugo

Hugo m’a toujours conquise, que ce soit avec ses poèmes, Notre-Dame de Paris ou encore Le dernier jour d’un condamné. Je souhaitais m’attaquer à ce monument des Misérables mais j’appréhendais également sans pouvoir mettre de mots sur ce sentiment. Mon cousin a lu cet ouvrage et m’en a parlé avec beaucoup d’enthousiasme et cela m’a convaincue de m’y mettre.

Dans la France chaotique du XIXe siècle, Jean Valjean sort de prison. Personne ne tend la main à cet ancien détenu hormis un homme d’église, qui le guide sur la voie de la bonté. Valjean décide alors de vouer sa vie à la défense des miséreux. Son destin va croiser le chemin de Fantine, une mère célibataire prête à tout pour le bonheur de sa fille. Celui des Thénardier, famille cruelle et assoiffée d’argent. Et celui de Javert, inspecteur de police dont l’obsession est de le renvoyer en prison !

L’ouvrage démarrait par l’histoire de Monseigneur Bienvenue, personnage inconnu de moi jusqu’alors. Son rôle est pourtant très important, car c’est lui qui donnera à Jean Valjean la graine qui donnera toute sa splendeur à sa personnalité. On découvre l’histoire de Jean Valjean, ce forçat condamné pour avoir volé une pomme afin de nourrir sa famille puis pour avoir tenté de s’échapper. Cet homme, déçu de la vie reprend un droit chemin grâce à la bienveillance de Monseigneur Bienvenue. Il devient ensuite maire de la ville de Montrouge et décide d’aider les gens pour racheter son âme.

Nous rencontrons ensuite Fantine cette innocente et attachante jeune femme abandonnée par son promis, enceinte elle est obligée de fuir. Elle décida alors de donner aux bons soins des Thénardiers sa petite Cosette. Ce couple abject détruirons Fantine par leur avidité.

Je ne poursuivrais pas le résumé pour vous laisser découvrir ce chef-d’oeuvre.

Hugo fait une dénonciation sociale très important de l’époque, des caractères et de la politique. Il condamne le traitements du peuple. La religion, sa place et son importance est également très exploitée et les réflexions nous poussent à nous interroger nous-même.

Pour l’auteur tout est sujet à approfondissement, il utilise les personnages à ses propres fins. Par exemple, il utilise une vague relation entre Thénardier et le père de Marius pour parler de Waterloo, bataille qu’il arrive à nous dépeindre avec tant de justesse que l’on s’y croirait et plus improbable dans mon cas, on s’y interesse!

Les personnages sont puissants, notamment Javert pour qui la description de ses origines et de sa mentalité est extrêmement forte.

Dans chacun de ses personnages on retrouve, le génie de Hugo dénonciateur de son temps, puissant dans le choix de ses mots et ses descriptions. Aucun personnage n’est manichéen et nous pouvons nous attacher à tous les personnages.

Enfin les relations entre les personnages sont toutes aussi fortes, la relation de Cosette et Jean Valjean est sublime, on y retrouve tout l’amour et la difficulté de cet amour paternel d’un père pour sa fille, qui résonne d’ailleurs particulièrement quand on pense à la vie de l’auteur.

Un ouvrage fort, un véritable coup de coeur qui classe définitivement Hugo dans mes auteurs préférés et Les Misérables sur le podium de mes ouvrages préférés.

« Jean Valjean fut déclaré coupable. Les termes du code étaient formels. Il y a dans notre civilisation des heures redoutables ; ce sont les moments où la pénalité prononce un naufrage. Quelle minute funèbre que celle où la société s’éloigne et consomme l’irréparable abandon d’un être pensant ! Jean Valjean fut condamné à cinq ans de galères. « 

 » Ne craignons jamais les voleurs ni les meurtriers. Ce sont là les dangers du dehors, les petits dangers. Craignons-nous nous-mêmes. Les préjugés, voilà les voleurs ; les vices, voilà les meurtriers. Les grands dangers sont au-dedans de nous. Qu’importe ce qui menace notre tête ou notre bourse ! Ne songeons qu’à ce qui menace notre âme. « 

 » Paris a un enfant et la forêt a un oiseau ; l’oiseau s’appelle le moineau ; l’enfant s’appelle le gamin. « 

 » Mes amis, retenez ceci, il n’y a ni mauvaises herbes ni mauvais hommes. Il n’y a que de mauvais cultivateurs « 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.