Les métamorphoses d’Ovide

Je souhaitais lire cet ouvrage après avoir découvert le mythe de Pyrame et Thisbé et pour combler ma culture mythologique que je ne pensais pourtant pas si mauvaise que ça 🙂

Légende dorée, légende des siècles, bible ou génie du paganisme, voici une œuvre qui, en douze mille vers, conte deux mille cent trente et une histoires de métamorphoses ; elles remontent, pour beaucoup, à l’origine du monde. Ovide, dans ces poèmes épiques et didactiques, nous a donné, des origines à Jules César, un des grands textes sur la genèse de l’humanité. La variété des styles, de l’horreur et du fantastique à l’élégie amoureuse, enchante le lecteur autant que Les Mille et Une Nuits. La grandeur de la Rome impériale, de l’Empire d’Occident s’y reflète. Les Métamorphoses sont l’une des sources principales de la littérature et des arts occidentaux. Comme les fontaines de Rome d’où l’eau ne cesse de jaillir, Les Métamorphoses sont à la fois un monument, et une source de la culture européenne.

Ce poème est riche très riche, en mythe en découverte, en personnages, en vocabulaire. Je l’ai lu lentement car il est un peu difficile à digérer et que quand on est curieuse comme moi, pour un paragraphe il y a quinze recherches à faire que ce soit en matière de vocabulaire ou de culture générale. Je pense que c’est un ouvrage fondateur que tout passionné de mythologies se doit de lire cet ouvrage d’Ovide.

« Il enchaîne mon cou entre ses doigts de fer ; j’étouffe comme sous la pression d’une tenaille, et je m’efforce d’arracher ma gorge à sa main vigoureuse. Vaincu sous cette forme, il m’en restait une troisième à prendre, celle d’un taureau menaçant ; je la revêts, et je recommence la lutte. Hercule se porte sur mon flanc gauche, jette ses bras autour de mon cou musculeux ; je l’entraîne, et, sans lâcher prise, il me suit ; il saisit enfin mes cornes, les enfonce dans le sein de la terre, et me renverse sur l’arène. Ce n’était point assez : tandis qu’il tient ainsi mes cornes, sa main cruelle en rompt une et l’arrache à mon front désarmé. »

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