Les hauts de Hurlevent d’Emily bront

Je souhaitais livre ce classique de la littérature anglaise depuis de nombreuses années mais une première tentative infructueuse à cause de la narration m’a fait repousser sa lecture complete. Une amie m’ayant offert un poster sur les livres à avoir lu et ce classique étant évidemment dedans, j’ai repris ma lecture.

Lorsque Mr Earnshaw ramène d’un voyage un enfant abandonné, Heathcliff, les réactions de ses enfants évoquent les orages qui s’abattent sur le domaine des Hauts du Hurlevent. Le fils Hindley n’accepte pas cet enfant sombre et lui fait vivre un enfer. La fille, Catherine, se lie très vite à lui, d’un amour insaisissable et fusionnel. Tous trois grandissent, dans cet amas de sentiments aussi forts qu’opposés. Heathcliff devient un homme sans scrupule, qui jure de se venger des deux hommes ayant empêché le déploiement de son amour : Hindley, le frère ennemi, et Edgar, le mari de Catherine. La destruction de ces deux familles et de leurs descendances constitue alors son seul objectif. Dans les paysages sauvages et immuables des landes du Yorkshire, les déchirements sont nombreux, et cohabitent dans une passion extrême et des tourments destructeurs…

J’ai été choquée par cette lecture, les êtres sont d’une noirceur terrible et parfois même inutile. Les propos sont durs, comme par exemple la volonté de Heathcliff de faire un Arc-en-ciel sur le visage de sa future épouse. Les protagonistes atteignent des niveaux de rejets dans la société, dont les origines ne sont pas toujours très explicites, on a donc du mal à comprendre autant de violence. Toutefois la passion est magnifique et la douleur sublime, une lecture vraiment dure mais intéressante et inoubliable par son choc.

J’ ai fait dans ma vie des rêves dont le souvenir ne m’ a plus jamais quittée et qui ont changé mes idées : ils se sont infiltrés en moi, comme le vin dans l’ eau, et ont altéré la couleur de mon esprit.

Aussi ne saura-t-il jamais comme je l’aime ; et cela, non parce qu’il est beau, mais parce qu’il est plus moi-même que je ne le suis. De quoi que soient faites nos âmes, la sienne et la mienne sont pareilles et celle de Linton est aussi différente des nôtres qu’un rayon de lune d’un éclair ou que la gelée de feu.

Mes grandes souffrances dans ce monde ont été les souffrances de Heathcliff, je les ai toutes guettées et ressenties dès leur origine. Ma grande raison de vivre, c’est lui. Si tout le reste périssait et que lui demeurât, je continuerais d’exister ; mais si tout le reste demeurait et que lui fût anéanti, l’univers me deviendrait complètement étranger, je n’aurais plus l’air d’en faire partie. Mon amour pour Linton est comme le feuillage dans les bois : le temps le transformera, je le sais bien, comme l’hiver transforme les arbres. Mon amour pour Heathcliff ressemble aux rochers immuables qui sont en dessous : source de peu de joie apparente, mais nécessaire. Nelly, je suis Heathcliff ! Il est toujours, toujours dans mon esprit ; non comme un plaisir, pas plus que je ne suis toujours un plaisir pour moi-même, mais comme mon propre être.

Catherine Earnwhaw, puissiez-vous ne pas connaître le repos aussi longtemps que je vivrai ! Vous avez dit que je vous avais tuée… Revenez pour me hanter alors ! Les victimes hantent leur meurtrier et je sais que des fantômes ont erré sur la terre. Restez toujours auprès de moi… Prenez la forme que vous voudrez… rendez-moi fou ! Seulement ne me laissez pas dans cet abîme où je ne peux vous trouver ! Oh ! Dieux, c’est indicible ! Je ne peux vivre sans ma vie ! Je ne peux vivre sans mon âme !

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