Les égouts de Paris vus par Victor Hugo

Aujourd’hui je vais vous parler d’une collection!

La collection « pittoresques » des nouvelles éditions Scala.

Je l’ai découverts grâce à mon beau-père qui m’avait offert (à moi ou à mon mari, je ne sais plus il y a débat) 🙂 l’ouvrage « les égouts de paris vus par Victor Hugo.

La volonté de cette collection est de proposer « des écrits enthousiastes, drôles ou polémiques des écrivains sur le patrimoine ». Je trouve que l’idée et géniale, ça permet de découvrir un lieu de façon insolite et cocasse tout en découvrant une grande oeuvre ou un écrivain.

 

L’ouvrage « les égouts de Paris » repose sur « Les misérables » de Victor Hugo, auteur que j’affectionne et propose de nombreuses gravuresen lien avec le texte.

Dans Les Misérables, paru en 1862, Victor Hugo consacre un chapitre de son célèbre roman à l’histoire des égouts de Paris. Intitulé «L’Intestin de Léviathan», cet étonnant chapitre frappe par sa modernité.
Véritable pamphlet écologiste, il reflète aussi bien les préoccupations de l’écrivain que de l’homme politique: à un tableau dantesque de ces lieux souterrains et à l’histoire de leur constitution, Hugo associe une réflexion sur l’hygiène de l’air et de l’eau, sur l’économie et l’urbanisme comme conditions du progrès social.

 

« Paris jette par an vingt-cinq millions à l’eau. Et ceci sans métaphore. Comment, et de quelle façon? jour et nuit. Dans quel but? sans aucun but. Avec quelle pensée? sans y penser. Pourquoi faire? pour rien. Au moyen de quel organe? au moyen de son intestin. Quel est son intestin? c’est son égout.

Vingt-cinq millions, c’est le plus modéré des chiffres approximatifs que donnent les évaluations de la science spéciale.

La science, après avoir longtemps tâtonné, sait aujourd’hui que le plus fécondant et le plus efficace des engrais, c’est l’engrais humain. Les chinois, disons-le à notre honte, le savaient avant nous. Pas un paysan chinois, c’est Eckeberg qui le dit, ne va à la ville sans rapporter, aux deux extrémités de son bambou, deux seaux pleins de ce que nous nommons immondices. Grâce à l’engrais humain, la terre en Chine est encore aussi jeune qu’au temps d’Abraham. « 

A découvrir!

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