Les contes de Noël de Charles Dickens

Je n’avais jamais lu de Dickens encore à ce jour (je sais honte à moi) et une promotion sur ce livre en version audio m’a permis de le découvrir.

 

Ce conte est divisé en plusieurs. Le premier place l’intrigue et débute lors de la veille de Noël. On rencontre le personnage principal Scrooge, froid et étranger en tout bon sentiment qui dirige dans un sombre bureau son employé, mal payé qui peine à se voir offrir un jour de congé pour Noël. Scrooge, seul après le décès de son ancien associé Marley, s’enivre avant de rentrer chez lui et se retrouver face au spectre de son ancien camarade. Ce dernier lui annonce qu’il sera visité par trois autres fantômes chargés de lui ouvrir les yeux sur son comportement.

Le premier esprit est celui d’un enfant. Le fantôme des Noëls passés, chargé de le faire souffrir en lui montrant tout ce qu’il a perdu, sa sœur, ou encore sa fiancée qui lui reprochait son amour pour l’argent.

L’esprit des Noëls présents conduit le vieillard auprès de son employé où la pauvre famille, heureuse d’être réunie se contente de peu de choses et remercie même le triste Scrooge pour ce qu’ils ont. Scrooge est ensuite emmené vers son neveu Fred.

Le dernier esprit est celui des Noëls futurs où Scrooge va y découvrir sa propre mort, seul.

Il se réveille enfin le jour de Noël et décide de change de vie et de comportement. La bonté et l’altruisme gagnent alors son cœur, au plus grand bonheur de son employé auprès de qui il trouve une véritable famille.

 

C’est un très beau conté, riche et poétique. Pour moi il s’adresse plus à un public adulte qu’enfantin bien que les deux puissent s’enrichir à sa lecture.

Je me suis un peu interrogé sur ce livre et je trouve qu’il est important de le remettre dans leur contexte. L’Angleterre du début XIXème n’était pas celle d’aujourd’hui, les fêtes de Noël n’étaient pas ancrées dans les coutumes professionnelles et pas non plus considérées comme un droit. De même le travail des enfants et leurs conditions en générales étaient ignorés, volontairement ou non, du public ou pas et cette cause tenait à Dickens qui s’attacha à dénoncer cela toute sa vie.

Il permet toutefois de remettre en perspective l’importance de la famille et des valeurs non pécuniaires contre le matérialisme. Une mise en garde bien d’actualité dans une époque où le professionnel tend à trop empiéter sur notre vie personnelle. Un conte intemporel et magistral.

« Si j’avais le pouvoir d’oublier, j’oublierais. Toute mémoire humaine est chargée de chagrins et de troubles. »

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