L’enfant perdue d’Elena Ferrante

Si vous me suivez vous savez à quel point j’affectionne cette tétralogie d’Elena Ferrante (chronique livre 1, livre 2, livre 3), dès sa publication je me suis donc ruée en librairie pour connaitre la fin.

À la fin de Celle qui fuit et celle qui reste, Lila montait son entreprise d’informatique avec Enzo, et Elena réalisait enfin son rêve : aimer Nino et être aimée de lui, quitte à abandonner son mari et à mettre en danger sa carrière d’écrivain.
Car elle s’affirme comme une auteure importante et l’écriture l’occupe de plus en plus, au détriment de l’éducation de ses deux filles, Dede et Elsa.
L’histoire d’Elena et de Nino est passionnelle, et bientôt Elena vit au gré de ses escapades pour retrouver son amant. Lors d’une visite à Naples, elle apprend que Lila cherche à la voir à tout prix.
Après avoir embrassé soixante ans d’histoire des deux femmes, de Naples et de toute l’Italie, la saga se conclut en apothéose.

Mon bilan est un peu mitigé et finalement c’est un véritable soufflé pour moi cette saga. J’ai été un peu longue à finir ce dernier tome car j’avais perdu l’envie après la lecture des 50 premières pages. Le dernier tome, si vous vous souvenez m’avait déjà passablement irrité Elena m’exaspérait profondément et la déception de ressentir cela après deux premiers tomes fascinants qui étaient de véritables coups de cœur était grande! Et bien avec ce tome ça refait exactement la même chose. Je ne vais pas trop dévoiler l’intrigue car je sais combien cette histoire est suivie. Des passages sont poignants et m’ont profondément marqué je pense à Franco et Lila mais à l’inverse les personnages qui m’irritaient m’ont encore plus énervés, Elena est pédante, sa relation avec ses enfants , ses réflexions et sa conscience à ce sujet me révoltent. Je trouve au final que c’est une histoire de haine et de psychopathie aiguë plus que d’amitié, et se société, d’éducation et d’évolution ce qui m’avait conquis dans les deux premiers volumes. Déçue.

« À quoi ont donc servi toutes ces pages ? Mon projet était de la saisir et de l’avoir à nouveau près de moi, or je mourrai sans savoir si j’y suis parvenue. Parfois, je me demande où elle s’est dissoute. »

 

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