Le procès, Franz Kafka

Les préludes de la lecture : Suite à mon énorme coup de cœur pour Lettre au père, j’ai envie de lire toute la bibliographie de Kafka. J’ai poursuivi avec la lecture de La Métamorphose.

Résumé : Joseph K se réveille un matin, il est en état d’arrestation, accusé. Pensant à une mauvaise blague de ses collègues, ce fondé de pouvoir se laisse mener par les évènements, les femmes et les conseillers en tous genres. Il doit désormais prouver son innocence, mais en faisant cela, ne prouve-t-il pas sa culpabilité ?

Le mot de la fin : Le côté absurde de l’œuvre m’a fait penser à Boris Vian. Encore une fois, Kafka réussi à nouveau, un tour de force psychologique. Je ne crois pas en une satire du système judiciaire, mais plutôt en une critique de l’absurdité de l’existence humaine. On peut y voir le revers psychologique qui veut qu’en se sachant innocent on se laisse persuader du contraire à cause du jugement des autres. On peut nettement voir un parallèle entre l’intrigue et la relation père-fils qu’il entretient. L’absence de procès, la certitude d’une culpabilité, d’une faute jamais démontrée, tout cela coïncide à penser, que sa plus grosse erreur est peut-être tout simplement d’exister ?

Extrait : « Je sais bien que vous êtes arrêté, mais ce n’est pas comme on arrête les voleurs. Quand on est arrêté comme un voleur, c’est grave, tandis que votre arrestation… elle me fait l’impression de quelque chose de savant- excusez-moi si je dis des bêtises – elle fait l’impression de quelque chose de savant que je ne comprends pas, c’est vrai, mais qu’on n’est pas non plus obligé de comprendre. »

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