Le pays que j’aime de Caterina Bonvicini

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Les préludes de la lecture : J’aime énormément la littérature italienne que je trouve si singulière et particulièrement les romans avec pour toile de fonds la société italienne. C’est en lisant la quatrième de couverture que j’ai tout de suite voulu le lire. Merci aux éditions Gallimard et à la collection du Monde entier!

Résumé : Olivia et Valerio viennent de milieux différents mais grandissent ensemble. Elle, fille et héritière de riches entrepreneurs et lui fils du jardinier. Mais la société et le destin sont bien décidés à les séparer tout en les mettant toujours sur les mêmes chemins.

Le mot de la fin : J’ai adoré ma lecture, le style en particulier, la traduction a fait un superbe travail pour le retranscrire. l’écriture et l’histoire sont agréables. ll y a beaucoup d’humours, les personnages sont attachants et il n’y a aucun jugement, mais toujours beaucoup de tendresse. Je suis cependant frustrée de l’histoire entre Valério et Olivia. Je les trouve très passifs et pas très combatifs, on a envie de les secouer, mais c’est cela aussi, un bon livre celui qui nous fait éprouver. J’ai été happée par la narration du point de vue de Valerio. On voit la société et nos protagonistes évoluer en même temps. Il y a beaucoup de caricatures et de chemins faciles mais le point est respecté et le lecteur trouve dans ces lignes l’aspect sociétal et sentimental. Un titre cependant plus proche de son titre original “correva l’anno del nostro amore” aurait été plus juste que ce début de discours berlusconien.

Extrait :  “Nous savons tous comment fonctionne la grande spirale des actes manqués ou réalisés, et c’est toujours un peu impressionnant de la parcourir en sens inverse. Aujourd’hui cependant un doute m’assaille; mais est-ce que moi déjà alors je voulais cette histoire? Et  est-ce que je la voulais profondément au point de faire jaillir dans l’air mon désir, et de le faire retomber en milliers de microparticules prêtes à entourer une autre personne et ses désirs, à leur tour en quête d’un destin? Mon futur était peut-être si fortement ancré dans mon imagination (…) qu’il devait nécessairement se rencontrer et changer ma route.»

« Ah, la famille : vaste piège d’attentions et de protections tacites, en particulier dans l’âme italienne. »

« Parfois j’ai la sensation que les âges de la vie restent en nous pour toujours et que la maturité est simplement notre capacité à les reconnaître, ces âges que nous n’avons jamais oubliés, que jamais nous n’oublierons, qui s’accumulent dans notre esprit pour le plaisir de nous confondre encore un peu plus.»

« J’ai soudain eu une intuition. Parfois il faut savoir prendre des risques. la délicatesse est très poétique, mais inhibe un peu. Quand on ose, on est moins élégant, mais on a peut-être une chance d’obtenir quelque chose.»

« Soudain, elle n’était plus rien. Parce qu’elle était tout. Elle était les innombrables femmes que j’allais aimer, gentilles ou méchantes, froides ou douces, distantes ou passionnées, elle était une et mille, la réalité et la fantaisie : en sommes, une érection. »

«Je lui servais tout un baratin absurde sur l’altitude uniquement parce que pour moi elle était une fichue montagne à gravir. Une maudite paroi verticale, mon Everest. J’étais peut-être en train de me ridiculiser. Mais son rire était plus fort que mes peurs : il m’a happé puis emporté. Maintenant je la reconnais, pensais-je. Je me suis laissé prendre dans l’avalanche, heureux, et j’ai ri moi aussi.»

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