Le nom de la rose de Umberto EcoLes préludes de la lecture : Livre que je voulais lire depuis un moment pour sa renommée, mais le sujet ne me passionnait pas non plus. La mort de l’auteur a aidé au choix de ce livre par le club de lecture pour le mois de mars.

Résumé : Guillaume est un ancien inquisiteur, qui se rend dans une abbaye suite à un meurtre, accompagné de son novice Adso. A la première, se succèdent d’autres morts suspectes toutes semblant avoir un lien avec la bibliothèque. Grand lieu sacré et inaccessible, qui renferme de lourds secrets. L’arrivée de l’inquisiteur du pape complexifie les relations et l’intrigue.

Le mot de la fin : Je ne me suis pas facilité la tâche en choisissant de le lire en italien. J’avais déjà lu quelques livres en VO car je parle italien, mais alors là… C’était une idée des plus mauvaises, car 500 pages de termes religieux dans une langue étrangère ça fait mal ^^.

La lecture a donc été fastidieuse. Je n’ai pas accroché à l’histoire, le style polar médiéval n’est pas pour moi (il fallait que j’essaie pour le savoir 😉 ). Par contre, les développements philosophiques ont été un véritable régal et je suis contente de l’avoir lu pour cela. Les débats sur le rire, sur l’amour et encore sur la femme, resteront longtemps dans ma mémoire. De même, la bibliothèque et le discours sur les hérétiques permettent de soulever de nombreuses interrogations, problèmes de fond, comme par exemple son classement  des ouvrages sarrasins. Il y a de nombreuses parties consacrées à la théologie, aux rites, aux symboliques qui sont très intrigantes et intéressantes. Cette précision et cette fascination sont sans doute dues au fait que la sémiotique est la spécialité de l’auteur. Eco écrit avec beaucoup d’humour ce qui permet de donner un peu de légèreté au discours. Cela s’identifie avec le nom de Guillaume Baskerville qui est un clin d’œil à l’œuvre de Sir Arthur Conan Doyle.

Extrait : « Il n’y est rien au monde ni homme, ni diable, ni aucune chose que je tienne suspecte autant que l’amour. Car l’amour pénètre l’âme plus que la joie et plus que nulle autre chose. Et il n’est rien qui occupe, attire et lie tout le cœur autant que l’amour. C’est pourquoi, à moins qu’on ne possède les armes qui le régissent, il précipite facilement l’âme, et fait une grande ruine. »

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