Le jeu sérieux d’Hjalmar Söderberg

Le jeu sérieux d'Hjalmar Söderberg

J’avais lu un article je ne sais plus dans quel magazine, ni a quel sujet mais j’y avais lu Le jeu sérieux d’Hjalmar Söderberg en référence. Le jeu sérieux y était présenté comme un ouvrage incontournable de la littérature scandinave et non seulement je ne l’avais pas lu mais en plus je n’en avais jamais entendue parlé!

Résumé de l’éditeur:

Le Jeux sérieux. Söderberg y fait un magnifique portrait de femme, d’une exceptionnelle liberté, d’une étonnante universalité. Lydia vit pour l’amour, comme Gertrud, elle n’accepte aucune compromission. L’écrivain ne porte aucun jugement, il regarde vivre son personnage, et ce regard la magnifie, la rend inoubliable. Lorsque le roman commence, Lydia a 18 ans, elle est amoureuse d’Arvid Stjärnblom, qui l’aime également. Elle a confiance en lui, elle est prête à l’attendre, attendre qu’il termine ses études, qu’il trouve sa voie… Mais Arvid « ne supporte pas que quelqu’un l’attende ».
« Le Jeu sérieux est le seul roman d’amour qui compte dans notre littérature », a écrit un critique suédois. Oserons-nous aller au-delà de ce jugement et dire simplement que Le Jeu sérieux est un des plus beaux romans d’amour de la littérature mondiale ?

Je viens donc de terminer cet ouvrage classique de la littérature suédoise. C’est une lecture en chaud froid pour moi. Un début qui m’a fait peur par la naïveté des personnages une Lydia mièvre au possible et un Arvid fier digne d’un Darcy, la découverte de la société suédoise de l’époque et la toile de fond du journal libéral m’ont fait m’accrocher.

Quelle surprise de découvrir Lydia plus féministe et libérée que jamais, qui décontenance et perd un Arvid qui s’étiole petit à petit. Au jeu de l’amour on ne peut que perdre, le jeu sérieux est ravageur, un roman plein de perspicacité, de neutralité mais qui prône la libération de la femme également.

Une écriture troublante parfois qui peut se perdre en débats philosophiques impromptus, mais une romance orgueilleuse, juste, mélancolique et tragique comme il faut sans plus, la fin du jeu sérieux d’Hjalmar Söderberg est parfaite!

Pour découvrir un autre regard sur la littérature nordique, je vous invite à lire l’article un peu ancien mais toujours pertinent de la bibliothèque de Metz.

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