Le dernier jour d’un Condamné de Victor Hugo

J’avais lu ce livre il y a plus de quatre ans, mais durant mes longues escales pour revenir du Pôle Nord, je l’avais sous la main donc je l’ai relu afin de pouvoir vous faire une chronique.

Victor Hugo a vingt-six ans quand il écrit, en deux mois et demi, Le Dernier Jour d’un Condamné, roman qui constitue sans doute le réquisitoire le plus véhément jamais prononcé contre la peine de mort.
Nous ne saurons pas qui est le Condamné, nous ne saurons rien du crime qu’il a commis. Car le propos de l’auteur n’est pas d’entrer dans un débat mais d’exhiber l’horreur et l’absurdité de la situation dans laquelle se trouve n’importe quel homme à qui l’on va trancher le cou dans quelques heures.
Ce roman – aux accents souvent étrangement modernes – a une telle puissance de suggestion que le lecteur finit par s’identifier au narrateur dont il partage tour à tour l’angoisse et les vaines espérances. Jusqu’aux dernières lignes du livre, le génie de Victor Hugo nous fait participer à une attente effarée : celle du bruit grinçant que fera le couperet se précipitant dans les rails de la guillotine.
Quiconque aura lu ce livre n’oubliera plus jamais cette saisissante leçon d’écriture et d’humanité.

Qu’il est bon de refaire ses classiques! Après l’adoration que j’ai eu pour Notre Dame de Paris de mon cher Hugo j’ai relu « le dernier jours d’un condamné » que j’avais lu et adoré quelques années auparavant. Ce roman ce veut comme le témoignage des dernières 24h de la vie d’un condamné à mort. Il décide d’y reprendre les six semaines qui vont l’amener jusqu’à sa mort, mais le lecteur ne saura jamais qui il est ni ce qu’il a fait. Hugo fait ici un véritable plaidoyer contre la peine de mort dénonçant les conditions de vie, les états d’âme et l’humanité du condamné et l’aveuglement de la population y voyant un spectacle normal et souhaitable. Un court et récit bouleversant, je ne me remets pas de la scène avec sa fille. A lire, relire et mettre entre toutes les mains.

« Pas malade ! En effet, je suis jeune, sain et fort. Le sang coule librement dans mes veines; tous mes membres obéissent à tous mes caprices; je suis robuste de corps et d’esprit, constitué pour une longue vie; oui, tout cela est vrai; et cependant j’ai une maladie, une maladie mortelle, une maladie faite de la main des hommes. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.