Le comte de Monte Cristo d’Alexandre Dumas

Sur l’impulsion de Mirage Livresque je me suis lancée dans la lecture de Dumas Père sachant que Dumas fils est un de mes coups de cœur avec un des livres qui m’a fait le plus pleurer à ce jour : La Dame aux camélias. J’ai donc choisi le Comte de Monte Cristo car j’étais tombée amoureuse d’une magnifique édition avec le texte illustré aux éditions Caractère.

« Attendre et espérer », voilà toute la sagesse d’Edmond Dantès. Fier marin sur le point d’être nommé capitaine et d’épouser sa bien-aimée, Mercédès, il est arrêté. Dénoncé comme bonapartiste il est enfermé au château d’If et attendra quatorze ans sa délivrance et sa vengeance. Elle sera terrible. Edmond Dantès est devenu riche et titré. Son vieux compagnon de cellule, l’abbé Faria, en lui révélant son secret, l’a fait comte de Monte-Cristo. Après sa spectaculaire évasion, les fortunes se font et se défont au gré de son implacable volonté.

 

Le début m’a totalement absorbée et entraînée avec ce magnifique Edmond. Le caractère de ce personnage et sa souffrance sont tellement déclencheurs de passions qu’on ne peut que dévorer pour savoir la suite.

Malheureusement une fois arrivée à la moitié, je me suis lassée par le seul et unique but qu’est la vengeance. Même si les descriptions psychologiques et les quelques rebondissements parviennent à raviver un peu l’intérêt, le manque d’intérêts m’a perdu et ce sera donc une lecture à effet soufflé pour moi.

 

« Le comte de Monte-Cristo pâlit d’une façon terrible ; son œil fauve s’embrasa d’un feu dévorant ; il fit un bond vers le cabinet attenant à sa chambre, et en moins d’une seconde, arrachant sa cravate, sa redingote et son gilet, il endossa une petite veste de marin et se coiffa d’un chapeau de matelot, sous lequel se déroulèrent ses longs cheveux noirs.

Il revint ainsi, effrayant, implacable, marchant les bras croisés au-devant du général, qui n’avait rien compris à sa disparition, qui l’attendait, et qui, sentant ses dents claquer et ses jambes se dérober sous lui, recula d’un pas et ne s’arrêta qu’en trouvant sur une table un point d’appui pour sa main crispée.

— Fernand ! lui cria-t-il, de mes cent noms, je n’aurais besoin de t’en dire qu’un seul pour te foudroyer ; mais ce nom, tu le devines, n’est-ce pas ? ou plutôt tu te le rappelles ? car, malgré tous mes chagrins, toutes mes tortures, je te montre aujourd’hui un visage que le bonheur de la vengeance rajeunit, un visage que tu dois avoir vu bien souvent dans tes rêves depuis ton mariage… avec Mercédès, ma fiancée !

Le général, la tête renversée en arrière, les mains étendues, le regard fixe, dévora en silence ce terrible spectacle ; puis, allant chercher la muraille comme point d’appui, il s’y glissa lentement jusqu’à la porte par laquelle il sortit à reculons, en laissant échapper ce seul cri lugubre, lamentable, déchirant :

— Edmond Dantès ! »

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