Le Cid de Corneille

Après avoir relu Bérénice de Racine, je me suis dis que je relirai bien certain classique du théâtre et le Cid était donc mon choix

Don Rodrigue a « du coeur » et nul n’en peut douter. Noble, vaillant, sans égal, sans rival, il possède toutes les qualités du héros classique. Mais il en a aussi tous les tourments. Don Diègue, son père, a été humilié par celui de Chimène, sa bien-aimée, et c’est à lui de laver cet outrage. Faut-il « mourir sans offenser Chimène » ou se venger et la perdre ? Doit-il préférer le devoir à la passion ? Cruel dilemme, auquel Chimène sera, à son tour, confrontée. La grandeur d’âme des personnages fait la beauté et la force du Cid, cette pièce hésitant entre deux genres, que l’on a appelée « tragi-comédie ».

« Rodrigue, as-tu du coeur? » Par cette question, Don Diègue éprouve le courage de son fils avant de lui demander d’affronter en duel le Comte de Gormas, qui l’a giflé. 
S’il tue le Comte, Rodrigue sauve son honneur mais perd son amour – la belle Chimène, fille de l’offenseur. 
Au moment de sa création, en 1637, l’oeuvre suscite les passions les plus vives. Les rivaux de Corneille attaquent la pièce, dénoncent ses invraisemblances et crient au plagiat. Mais déjà, « tout Paris pour Chimène a les yeux de Rodrigue ». Depuis, Le Cid n’a cessé d’être joué. 

Une oeuvre classique qu’il n’est plus nécessaire de présenter. Pour ma part ce n’est pas une de mes préférées même si par son sujet et son coté hispanique elle change des autres pièces que j’ai pu lire. Rodrigue est un personnage puissant et le plus plaisant, le plus attachant quant aux autres ils ne sont là que pour lui donner du relief mais la pièce et l’histoire en manque, seul le Cid lui donne toute sa puissance.

 » Pour grands que soient les rois, ils sont ce que nous sommes :
Ils peuvent se tromper comme les autres hommes ;
Et ce choix sert de preuve à tous les courtisans
Qu’ils savent mal payer les services présents. »

«  Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie ! 
N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ? « 

 » A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire « 

«  Enfin tu sais l’affront, et tu tiens la vengeance :
Je ne te dis plus rien. Venge-moi, venge-toi ; 
Montre-toi digne fils d’un père tel que moi.
Accablé des malheurs où le destin me range,
Je vais les déplorer : va, cours, vole, et nous venge. « 

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