Le chemin des âmes de Joseph Boyden

J’avais reçu ce livre dans le cadre d’une opération Le livre de poche. Je l’avais choisi, car il traitait du Grand Nord et j’avais lu de nombreux avis très positifs sur l’écriture de ce premier roman de Joseph Boyden.

 

Neveu revient sur ses terres natales du Nord de l’Ontario, où sa tante la sauvage, Niska l’attends en pensant retrouver l’ami de son Neveu Elijah.

Neveu, de son prénom occidental Xavier est un descendant d’une tribu sauvage indienne donc Niska est la dernière représentante. Il s’est pourtant enrôlé pour la Première Guerre Mondiale avec son ami élevé dans les contrés sauvages avec lui, Elijah.

Leurs origines et leur éducation ancestrale, combiné avec leur spiritualité païenne, les ont formés à la chasse et à la survie. Compétences qu’ils vont devoir mettre en pratique au front dans un pays qu’ils ne connaissent pas, entourés de camarades auprès desquels ils doivent faire leur place en tant qu’étranger. La guerre va tout anéantir sur son passage, les villes, les espoirs, l’humanité et nos protagonistes vont devoir survivre. Ce récit de guerre est conté en parallèle du récit de la vieille Niska qui raconte sa jeunesse indienne, les dégâts de colonies et de la vie occidentale sur leur territoire.

 

Un magnifique ouvrage qui marque, qui fait mal par les questions qu’ils soulèvent, par la force des propos, des situations et des sentiments. Il permet aussi d’éclairer une vision de l’histoire ou des soldats étrangers sont venus se battre volontairement pour une guerre qui n’était pas la leur, mais qui devaient malgré tout prouver leur dévouement et leur mérite. Enfin, c’est un véritable coup de poing qui nous invite à nous interroger sur le fait de rester humain, avec nos valeurs quand tout le reste autour de nous sombre dans la noirceur.

 

“ Xavier tressaille et gémit dans son sommeil. Je l’ai fait s’allonger au fond du canoë, la tête appuyée sur son sac. je l’ai trouvé ce matin sur la grève, frissonnant, à demi conscient. ce qu’il a vécu là-bas l’a brisé. Il croit que je ne le vois pas planter ces aiguilles dans son bras :  ce sont elles, aussi, qui le tuent – mais il y a autre chose, une chose bien pire, qui le consume de l’intérieur et qu’il faut que j’extirpe. S’il ne s’agissait que de trouver, dans les bois, la racine qui convient! Mais c’est un mal que je n’avais pas rencontré jusqu’ici. je dois découvrir le bon remède ou je le perdrai, et il est le dernier de ma famille.”

1 commentaire sur “Le chemin des âmes de Joseph Boyden”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *