Randonnée « Le camp des autres » proposée par Thomas Vinau #MRL17

  1.  Le point de départ de ce sentier pédestre est la maison familiale du petit Gaspard, dont le père repose  désormais dans l’auge des porcs.
  2.  En continuant un peu là où le givre fait gueuler la lumière, blotti sous un buisson d’accacias, vous trouverez Gaspard et son chien meurtris.
  3. Suivez-le dans la forêt, sur le chemin où pas à pas il avance. Profitez-en pour admirer Un geai gras, prétentieux, gros bras de la forêt qui s’envole sans comprendre, ou encore une biche qui détale en dérapant sur l’éboulis de pierres et de branches mortes qui forme comme un dénivelé jusqu’au prochain vallon, au cœur de la forêt.
  4. Tournez ensuite à gauche, côté cœur, jusqu’aux conifères qui taillent l’azur en pointes d’arbalètes noires. Suivre ce petit cours d’eau. A la lisière touffue découvrez un lièvre pris au piège par un mystérieux braconnier : poursuivez votre route, mais attention au loup.
  5. Vous arrivez enfin à la demeure de Jean-le-Blanc, ce sorcier herboriste qui entretient avec Gaspard une relation de confiance  entre hommes blessés. Cet homme des bois lui apprend tout ce qu’il connaît contre un peu d’aide. En chemin, vous rencontrerez aussi d’autres marginaux, comme ceux de la Caravane à Pépère, que Gaspard va suivre.

 

La réalisation de cette randonnée a été possible grâce à Priceminister Rakuten et Alma éditeur, ainsi que les blogueurs littéraires qui sélectionnent les ouvrages dans le cadre des Matchs de la rentrée littéraire 2017.  Merci à vous tous! #MRL17

 

Commentaires utilisateurs:

Jess: voyage fait le 08/10/2017, en quelques heures : J’ai tout de suite pris la route de Thomas Vinau qui m’a directement touchée au cœur. L’immersion sylvestre est totale : intéressée par l’herboristerie je me suis régalée à accompagner Jean-le-blanc. Touchée par les rejetés, je me suis prise d’attachement pour Gaspard, son chien, Jean et tous les membres de la caravane à Pépère. Enfin, c’est avec une douleur aux tripes et finalement beaucoup de réconfort que Thomas Vinau su poser des mots libérateurs, avec notamment ce passage qui m’a totalement retournée “ils ont continué à jongler leurs méfiances, leurs silences, leurs regards, sans jamais être certains de savoir s’ils jouaient finalement dans la même équipe ou l’un contre l’autre. Jean-le-blanc a respecté les distances de sécurité le temps qu’il fallait pour que l’enfant se rende compte qu’ils étaient déjà ensemble à parler la même langue. mais rien ne put et ne pourrait jamais faire disparaître les deux pas de recul au fond des yeux de Gaspard, cet arrière-goût dans la bouche, cette manière particulière de poser son corps sans être jamais vraiment en sûreté. Une attitude que l’homme partageait avec l’enfant tout comme le bâtard, tout comme le furet, tout comme chaque être qui a eu un jour à tremper sa langue dans la cruauté des autres. Cette impression qu’inéluctablement bientôt , la douceur de la pause cesserait et l’entourloupe pointait son nez. Ce qui-vive de bête blessée.(…) Je m’arrête là mais je pourrais aller jusqu’à la fin du chapitre. Merci à Thomas Vinau de s’être indigné face aux déclarations du ministre de l’Intérieur et aux événements de ces dernières années, d’avoir gardé cette histoire au chaud, et surtout d’avoir choisi le camp des autres.