L’appel de la forêt de Jack London

Cela faisait longtemps que je souhaitais lire un Jack London car je n’en avais jamais lu. L’occasion s’est portée sur celui-ci que je ne connaissais pas. Evidemment, cela traite une nouvelle fois du Grand Nord et de la nature sauvage donc je ne pouvais qu’être attirée :).

La vie était si douce pour le magnifique chien Buck ! Mais un soir, le cauchemar commence… Enlevé à son maître, jeté de train en train, le pauvre Buck se retrouve chien de traîneau dans le Grand Nord canadien, vaste pays de neige qui attire pour son or. Si l’homme rêve de fortune, l’animal, lui ne rêve que de liberté. Buck est irrésistiblement attiré par la vie sauvage, la forêt et les loups…

J’ai été conquise par ce livre. Je trouve que l’auteur a dépeint avec beaucoup de justesse le long cheminement inverse de Buck partant de la haute société civilisée et retournant par la méchanceté des hommes et l’appel de la nature à l’état quasi sauvage. Il est impressionnant de voir comment il raisonne, comment il se réhabitue à ses instincts, à la vie en meute, il s’agit bien ici d’un récit initiatique, d’adaptation et de conscience. Les descriptions du contexte de la ruée vers l’or et des personnages sont justes et prenantes permettant de nombreux approfondissements avec les enfants. Bien que ce livre s’adresse à un public jeune, l’auteur fait preuve de beaucoup de vérités et les plus moches ne sont pas édulcorées, la scène de domptage avec ses kidnappeurs n’est pas tendre, les pertes successives sont également difficiles mais l’on comprend que cela fait partie de la vie. Enfin, l’humanité des animaux et la façon dont Jack London l’écrit m’a beaucoup touchée.

« Il aimait courir dans les lits de cours d’eau asséchés, ou s’approcher doucement pour épier les oiseaux dans les bois. Il pouvait rester toute une journée couché dans un sous-bois à observer des perdrix qui s’envolaient avec fracas ou qui marchaient en se pavanant. Mais par-dessus tout il se plaisait à courir dans la pâle pénombre des nuits d’été, à écouter les murmures étouffés et confus de la forêt, à déchiffrer les signes et les bruits comme un homme lirait un livre, à chercher cette chose mystérieuse qui l’appelait, l’appelait à tout instant, qu’il fût éveillé ou endormi, et lui ordonnait de venir.« 

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