L’amant de Marguerite Duras


« L’amant » faisait partie des traumatismes scolaires. J’avais changé de lycée en cours d’année en 1ère et j’avais raté la présentation d’un extrait et évidemment je suis tombée sur cet extrait lors de l’oral… puis j’ai eu un prof de littérature à l’université qui ne jurait que par le nouveau roman et qui après deux ans m’a fait faire une overdose de Marguerite Duras, malgré ma découverte du Ravissement de LOl V Stein qui avait été un livre marquant pour moi.


Roman autobiographique mis en image par Jean-Jacques Annaud, « L’amant » est l’un des récits d’initiation amoureuse parmi les plus troublants qui soit. Dans une langue pure comme son sourire de jeune fille, Marguerite Duras confie sa rencontre et sa relation avec un rentier chinois de Saigon.
Dans l’Indochine coloniale de l’entre deux-guerres, la relation amoureuse entre cette jeune bachelière et cet homme déjà mûr est sublimée par un environnement extraordinaire. Dès leur rencontre sur le bac qui traverse le Mékong, on ressent l’attirance physique et la relation passionnée qui s’ensuivra, à la fois rapide comme le mouvement permanent propre au sud de l’Asie et lente comme les eaux d’un fleuve de désir.
Histoire d’amour aussi improbable que magnifique, « L’amant » est une peinture des sentiments amoureux, ces pages sont remplies d’un amour pur et entier.
Ce roman vaudra un succès conséquent à Marguerite Duras. Florent Mazzoleni


En guerrière que je suis 🙂 je m’étais dit que le temps était venu pour moi de m’affranchir de mes peurs et de lire «l’Amant » et j’ai bien fait! L’écriture est sensuelle, blessante, crue, ouverte et tranchée. J’aime le style décousu qui nous permet plusieurs lectures, plusieurs compréhensions, l’avant, le maintenant et le plus tard même si c’est ce qui a dû me perdre dans ma jeunesse. Je suis bien heureuse que ce ne soit finalement pas qu’une histoire d’amour lente, c’est avant tout une histoire de soi et une histoire de vie.
La découverte d’une société qui m’était inconnue m’a donné envie d’en savoir plus et finalement j’aurais adoré rencontrer cette torturée fascinante et lascive jeune fille au chapeau d’homme.


« Très vite dans ma vie il a été trop tard. À dix-huit ans il était déjà trop tard. Entre dix-huit et vingt-cinq ans mon visage est parti dans une direction imprévue. À dix-huit ans j’ai vieilli. Je ne sais pas si c’est tout le monde, je n’ai jamais demandé. Il me semble qu’on m’a parlé de cette poussée du temps qui vous frappe quelquefois alors qu’on traverse les âges les plus jeunes, les plus célébrés de la vie. »

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