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Les préludes de la lecture : roman faisant partie de la sélection envoyée par les libraires à la bibliothèque où je travaille.

Résumé : Nous sommes à Londres en 1812. Helen Wrexhall va être présentée à la reine et faire son entrée dans le monde. Bals et prétendants seront ses lots quotidiens. Mais de nombreux événements (disparitions, meurtres…) surviennent et Lady Helen va se découvrir d’étranges pouvoirs et faire de terrifiantes révélations…

Le mot  de la fin : Si Jane Austen avait décidé d’écrire un roman fantastique, elle aurait très bien pu écrire Lady Helen – Le Club des mauvais jours ! Mais c’est à Alison Goodman (qui a écrit Eon et Eona aussi chez Gallimard Jeunesse) que l’on doit ce premier volume d’une trilogie qui devrait enchanter les adolescentes. L’intrigue met un peu du temps à démarrer mais une fois que l’on est pris dans les aventures de Helen, plus moyen de s’arrêter. Humour, action, atmosphère inquiétante, une touche de romance, voilà un roman bien troussé qui donne envie de lire la suite et de découvrir ce qui attends Lady Helen, digne héritière de Lizzie Bennett !

Extrait : – « Que vous a donc raconté la prudente Lady Beck ? » demanda Helen en sentant sa curiosité s’éveiller. L’espace d’un instant, le sourire de tante Leonore se figea en une étrange grimace. Cette expression passa si rapidement sur son visage mobileque Helen faillit ne pas la remarquer. Elle regarda avec plus d’attention le visage de sa tante. La grimance avait cédé la place à une crispation imperceptible au coin de sa bouche et autour de ses yeux. Tante Leonore avait dû faire une constatation désagréable qu’elle avait dissimulée en hâte. Helen savait qu’elle avait raison, car déchiffrer les expressions était son talent le plus remarquable. Quand elle se concentrait sérieusement sur un visage, ses observations étaient d’une justesse surprenante voire un peu embarassante. En tout cas, ce talent mettait son oncle et sa tante mal à l’aise, au point qu’ils lui avaient interdit d’exprimer publiquement ses déductions sur autrui et notamment sur eux-mêmes. Les jeunes filles étaient censées peindre des écrans, chanter des romances avec sentiments et jouer du piano, et non percer à jour les masques de la bonne société.

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