La vérité sur l'affaire Harry Quebert de Joel DickerLes préludes de la lecture : J’ai tendance à suivre les yeux fermés le prix Goncourt des lycéens, c’est un peu le seul auquel j’attribue un quelconque crédit. Il ne m’a jamais déçu et un de mes livres préférés et sans aucun doute le club des incorrigibles optimistes. J’ai donc suivi leur recommandation en lisant ce livre, qui m’a également été conseillé par beaucoup de proches.

Résumé : Marcus Goldman est un écrivain à succès, mais victime du syndrome de la page blanche. Sa vie personnelle et professionnelle change quand il reçoit un étrange coup de téléphone de son ami et mentor Harry Quebert. Ce grand écrivain récompensé, est accusé de la mort d’une ancienne habitante de cette paisible ville d’Aurora. Convaincu de l’innocence de son ami, Marcus va alors mener son enquête afin de savoir qui a tué Nora Kellergan.

Le mot de la fin : Les réflexions dont regorge le bouquin, en sont ses plus grandes qualités. Joel Dicker dépeint avec brio cette société des apparences avec ses diktats et ses faux-semblants. Que ce soit la vie familiale, la justice, les médias, la religion aucune composante sociétale n’est épargnée. Il passe le secteur éditorial au vitriol en critiquant vivement l’hypocrisie ambiante et les logiques marketing derrière la qualité intrinsèque de la littérature, un peu dans la même veine que cadavre exquis. L’histoire sous forme de thriller permet de ne pas vouloir la lâcher, et ses plus de six cents pages se lisent vite. Toutefois, les nombreuses redondances et les rebondissements incessants lassent. Je n’ai pas cru deux secondes non plus l’histoire d’amour, on sent que l’auteur n’a jamais été une fille de 15 ans. Ça reste une agréable lecture dans l’ensemble et j’ai énormément apprécié le développement sur le travail de l’écrivain. Enfin, la mère de Marcus m’a fait énormément sourire dans un moment ou ma vie perso est un peu compliquée ça fait du bien quand la vie littéraire remonte tout ça.

Extrait : Harry, j’ai comme un doute sur ce que je suis en train d’écrire. Je ne sais pas si c’est bon. Si ça vaut la peine…

– Enfilez votre short, Marcus. Et allez courir.

– maintenant ? Mais il pleut des cordes.

– Épargnez-moi vos jérémiades, petite mauviette. la pluie n’a jamais tué personne. Si vous n’avez pas le courage d’aller courir sous la pluie, nous n’aurez pas le courage d’écrire un livre.

– C’est encre un de vos fameux conseils ?

– Oui et celui-ci est un conseil qui s’applique à tous les personnages qui vivent en vous : l’homme et le boxeur et l’écrivain. Si un jour vous avez des doutes sur ce que vous êtes en train d’entreprendre, allez-y courez. Courez jusqu’à en perdre la tête : vous sentirez naître en cous cette rage de vaincre.

 

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