La perle de John Steinbeck


« Dans la ville, on raconte l’histoire d’une grosse perle comment elle fut trouvée, puis perdue à nouveau ; l’histoire de Kino, le pêcheur, de sa femme Juana et de leur bébé Coyotito. Et comme l’histoire a été si souvent racontée, elle est enracinée dans la mémoire de tous. Mais, tels les vieux contes qui demeurent dans le cœur des hommes, on n’y trouve plus que le bon et le mauvais, le noir et le blanc, la grâce et le maléfice sans aucune nuance intermédiaire. »

L’adage jamais deux sans trois aura eu raison de moi. Encore un livre magnifique de Steinbeck le troisième que je lis de lui et le troisième coup de cœur.

L’histoire de Kino est celle de tout humain croyant à sa chance et cherchant son morceau de paradis. Mais à quel prix? Est-ce un crime d’aspirer à plus quand nous avons toujours été honnêtes et droits? De vouloir l’éducation de son enfant? Ne vaut-il pas mieux se résigner et se conformer à ce que la société attend de nous? Cette perle pour moi est finalement le symbole des espoirs déchus ceux qui nous font y croire, qui arrivent par hasard alors que nous ne les demandions même pas et qui vous accable de leur poids jusqu’à vous perdre parfois. Mais comme Steinbeck prévient des les premières lignes « si cette histoire est une parabole, peut-être…. chacun y découvrira-t-il le sens de sa propre vie. »

« Kino se lancerait de toute sa force contre une montagne, précipiterait toute sa force contre la mer. Dans son âme de femme, Juana savait que la montagne resterait immuable tandis que l’homme se briserait; que les marées se poursuivraient tandis que l’homme se noierait. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.