La Métamorphose, Franz Kafka

Les préludes de la lecture : Je continue dans mon besoin dévorant de lire, d’absorber chaque mot de Kafka, après La lettre au père et le Procès voici donc la Métamorphose.

Résumé : La métamorphose est un court récit racontant la triste histoire d’un commercial du nom de Gregor Samsa qui se réveille un matin dans le corps d’un insecte rampant. Il doit se dévoiler à sa famille et à son employeur. Il se trouve alors confronté à l’incompréhension, à la peur, celle des autres, mais aussi la sienne. On assiste à la dramatique évolution de ses relations avec sa famille, qui dépendait de lui, mais renie désormais toute affiliation.

Le mot de la fin : telles que toutes les œuvres de Kafka, l’histoire est bouleversante, percutante. Comme la Lettre au père, cette lecture fait autant de mal que de bien par l’expression de sa propre souffrance. Elle a de nombreuses interprétations qui dépendent de la subjectivité de chaque lecteur. Pour ma part, je trouve qu’il y dépeint les conséquences du jugement, de l’incompréhension et de la peur entre les humains. Tout cela, pouvant mener jusqu’à l’ultime acte de violence, la mort. J’y vois une souffrance, la souffrance d’un enfant qui est étranger dans sa propre famille. Etre si différent des siens au point de se sentir un parasite.  » Parasite »; mot employé par certains parents, pour caractériser un esprit qu’ils ne comprennent pas, qu’ils ne maîtrisent pas. Comment ne pas être enchaîné à un être aussi abominable? En s’en débarrassant! Mais pas n’importe comment, en omettant toute reconnaissance envers cet être qui pourtant a tout fait, et ne demandait qu’à être aimé, à s’intégrer, allant jusqu’à altérer sa personnalité. Puis en se légitimant, se faisant plaindre, en dénonçant avec conviction le fait que l’on a tout essayé pour ne pas en arriver là. Où? À l’aboutissement final qui n’est autre que la destruction sans autre forme de procès de ce « poison » qui nous gêne.

Extrait : «Cette grave blessure, dont Gregor souffrit plus d’un mois – personne n’osant enlever la pomme, elle resta comme un visible souvenir, fichée dans sa chair – parut rappeler, même à son père, qu’en dépit de la forme affligeante et répugnante qu’il avait à présent, Gregor était un membre de la famille, qu’on n’avait pas le droit de le traiter en ennemi et qu’au contraire le devoir familial imposait qu’à son égard on ravalât toute aversion et l’on s’armât de patience, rien que de patience.»

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