La Maison dans laquelle de Mariam Petrosyan

Les préludes de la lecture : Ouvrage qui m’a été proposé par Babelio avec la maison d’édition Toussaint Louverture, je les en remercie.

Résumé : Voici un livre bien difficile à résumer. Le lecteur évolue dans une maison, surnommée « la grise » que j’imagine personnellement un peu comme un vieil orphelinat des pays de l’Est, un peu dans le même style que Monster de Urasawa. Des enfants atteints de troubles physiques l’habitent, l’apprivoisent et ne veulent plus la quitter. Ils perdent également leur nom et leur famille au profit d’un nom donné par cette nouvelle communauté et à l’appartenance à un nouveau clan…

Le mot de la fin : Cette lecture est étrange et me laisse un gout d’inachevé, beaucoup de questions restent en suspens. La narration est aléatoire et le lecteur est baladé au bon vouloir de l’auteur. L’histoire de base qui est un internat pour enfants avec des handicaps, qui sont quasiment livrés à eux-mêmes et qui ont des pratiques très sauvages me dérange aussi. Par contre il y a une approche intéressante de la psychologie. On retrouve également de nombreuses influences à la littérature internationale, j’ai trouvé qu’Éléphant ressemblait beaucoup au personnage de Steinbeck dans des souris et des hommes.

Extrait : « Une feuille vint se glisser sous sa semelle. Puis une autre. S’il restait ainsi plusieurs heures, sans bouger, la nature finirait par l’inclure dans son cycle, sans doute parmi les arbres. Les feuilles s’amoncelleraient sur ses racines ; les oiseaux, perchés sur ses branches, saliraient son col ; la pluie creuserait en lui des millions de sillons ; le vent lui enverrait du sable dans les yeux. Le garçon s’imagina en homme-arbre et se mit à rire, le visage un peu tordu. La laine râpée de son pull rouge rapiécé aux coudes laissait passer la bise et le froid mordant. Il ne portait pas de t-shirt en dessous, un châtiment qu’il s’infligeait. Afin d’expier ses fautes, réelles ou imaginaires. Et il respectait presque toujours les sanctions qu’il avait prononcées. Il traitait sa peau, ses bras, ses jambes, ses peurs et ses fantasmes de manière impitoyable.»

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