La lionne blanche d’Henning Mankell

Je ne lisais aucun roman noir avant, car ça ne m’attirait pas. Jusqu’au jour où mon mari m’a dit de lire Henning Mankell et plus exactement « La lionne Blanche » et là, un nouveau genre s’est ouvert à moi :).

 

Scanie, avril 1992. Louise Akerblom, agente immobilière et jeune mère de famille, disparaît dans des conditions mystérieuses. Pendant ce temps, en Afrique du Sud, un groupe d’Afrikaners fanatiques prépare avec soin un attentat contre une importante figure politique.
Quelques jours plus tard, le corps de Louise, le front troué d’une balle, est repêché dans un puits. L’inspecteur Wallander et son équipe enquêtent. Mais le passé de la victime est limpide et les recherches piétinent.
C’est alors que les policiers découvrent près des lieux du crime le doigt tranché d’un homme noir. Y aurait-il un lien entre la réalité quotidienne de la province suédoise et la lutte politique sanglante qui se déchaîne à un autre bout du monde ? Wallander en sait peu sur l’apartheid ou sur la situation internationale.
Et il ignore la relation qui peut exister entre l’ex-KGB et les nationalistes blancs d’Afrique du Sud. Cette fois, ce n’est plus le sort de quelques individus qu’il a entre ses mains, c’est le destin d’une nation.

 

Mais quelle claque ce livre! J’ai été complètement happée, l’écriture d’Henning Mankell est fluide, pertinente, il n’y a pas de longueur. Les personnages sont attachants et portent l’enquête d’une main de maître. L’ignorance de l’inspecteur étant égale à la mienne sur les conflits et la situation en Afrique du Sud, j’ai découvert en même temps que lui cet univers aussi terrible qu’intéressant. L’intrigue entre deux nations avec deux critiques de la société est bien construite, intrigante et complètement passionnante. Un véritable coup de cœur que je recommande vivement.

 

« La sensation d’une menace diffuse, capable de se muer d’un instant à l’autre en violence incontrôlable…C’était la vie quotidienne en Afrique du Sud. tout le monde attendait que quelque chose se passe. Le fauve était en eux. Les Noirs avec leur impatience devant la lenteur des changements, les Blancs avec leur crainte de perdre leurs privilèges, leur peur de l’avenir… »

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.