La femme de hasard de Jonathan Coe

J’ai lu cet ouvrage qui était dans ma PAL depuis plus de dix ans. Je l’avais acheté en vue d’un salon sur les auteurs anglais contemporains sur lequel j’étais libraire mais qui a été changé pour un salon Salman Rushdi donc j’ai pris mon temps 🙂

Maria, une jeune fille de milieu modeste, vit aux environs de Birmingham. Indifférente par choix, indécise par nature, elle trouve que l’on fait beaucoup de bruit pour peu de chose. Que valent les succès aux examens et les déclarations de Ronny qui l’aime désespérément, que penser des amis de classe avec leurs vacheries et leurs cancans… Seul le chat, un exemple d’indifférence satisfaite, lui donne à penser qu’une forme de bonheur est possible. Mais comment être heureux lorsque votre vie est une succession d’accidents, de hasards…

Premier roman de Jonathan Coe, La Femme de hasard décrit une sinistre histoire, celle de Maria et ses désillusions.
L’auteur joue avec le lecteur et la narration, s’adressant à lui directement et j’aime beaucoup ça! La personnage principal bien que présentée comme passive et distante de tout est très attachante. Elle m’a beaucoup fait penser au personnage de lEmbellie d’Audur Ava Olafsdottir. Jonathan Coe en profite pour dénoncer la société, notamment les apparences dans les sphères de prestigieuses écoles par exemple. Un bel ouvrage qui me donne envie d’en lire d’autres de l’auteur.


« Et pourtant, tu es d’une nature aimante, Maria, c’est ça qui m’étonne. Tu aimes aimer les gens, pas vrai ?
— Bien sûr. Mais je connais tellement peu de gens qui méritent d’être aimés.
— Tu as des critères trop stricts.
— Il ne s’agit de pas critères. Je n’y peux rien si je ne comprends pas les gens.
— Tombe amoureuse, Maria. »
Maria éclata de rire, ou en sanglots, j’ai oublié. « 

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