La dame aux Camélias ; Dumas fils

Les préludes de la lecture : Je voulais voir la série italienne Violetta qui est adaptée de l’opéra de Verdi, la Traviata qui est lui-même adapté de ce roman, il m’a donc fallu lire le livre avant.

Résumé : A la mort de Marguerite Gautier, une courtisane renommée, les voyeurs se pressent à la vente aux enchères de ses effets personnels. Le narrateur y achète un livre, Manon Lescaut. Intrigué par la vie de Marguerite, il en vient à rencontrer un homme souffrant, en peine, Armand. Armand Duval raconte son histoire, sa romance avec cette courtisane et sa fin tragique…

Le mot de la fin : Je suis totalement bouleversée par ma lecture. Non pas que la romance soit ma tasse de thé, mais le drame à cela de bon qu’il exacerbe la douleur des sentiments. Et quelle douleur que celle d’Armand et de Marguerite ! L’un voulant d’un amour exclusif en comprenant le passé et se perdant dans la folie de la jalousie. L’autre cherchant la rédemption dans des actions de sacrifice, en espérant que par le martyre, notre Marie-Madeleine parisienne serait érigée au rang de sainte. Du désespoir à en mourir. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas été tant remuée par des personnages. Je m’attache à Armand comme je me suis attachée à Veronski. Pour cette touchante et douce naïveté qui leur a permis de croire que par le plus pur des amours on pouvait balayer un passé trop lourd…

Extraits :  » Souvent nous allions, la nuit venue, nous asseoir sous le petit bois qui dominat la maison. Là nous écoutions les gaies harmonies du soir, en songeant tous les deux à l’heure prochaine qui allait nous laisser jusqu’au lendemain dans les bras l’un de l’autre. D’Autre fois nous restions couchés toute la journée, sans laisser même le soleil pénétrer dans notre chambre. Les rideaux étaient hermétiquement fermés, et le monde extérieur s’arrêtait un moment pour nous. (…) A cela succédait un sommeil de quelques instants, car disparaissant dans notre amour, nous étions comme deux plongeurs obstinés qui ne reviennent à la surface que pour reprendre haleine.»

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