La culture prend l’eau à Venise !

La culture prend l'eau à Venise !

Le nouveau maire de Venise, Luigi Brugnaro commence bien ! Fraîchement élu, il décide de supprimer des écoles, les ouvrages traitant du genre et plus particulièrement de l’homosexualité et des familles de couples homoparentaux.

Ce modèle de vertu, à n’en pas douter, s’enfonce même en se justifiant « l’espèce humaine à une origine précise: on vient d’une mère et d’un père. Amen »
Le fascisme en a un aussi… le monde ferait bien de revoir ses classiques relire Bradbury ne ferait pas de mal !

Mais heureusement, les mangeurs de spaghettis, même s’ils sont voisins du grand patriarche de la chrétienté, sauveur des traditions et des bonnes mœurs, n’en sont pas moins tolérants, Alléluia ! Ils se sont réunis pour lire ces livres proscrits et de nombreux groupes Facebook ont fleuri comme par exemple « libriamo i libri » (libérons les livres). Bon, Luigi Brugnaro l’avait tout de même annoncé dans son programme et a quand même été élu… La lecture s’applique aussi aux programmes électoraux !

Au maire qui accuse l’édition italienne de se faire de l’argent facile grâce à la théorie du genre, un libraire italien, Giovanni Pelizzato, répond : « Il est vrai que la littérature jeunesse est florissante, mais supposer qu’il y a une niche pour gagner de l’argent dans le marché grâce aux livres du genre, est irréaliste. Le monde nordique et anglo-saxon est plus avancé que nous sur les thèmes de l’acceptation des différences et le monde de l’édition italienne s’intéresse à ces titres d’importance, car ils sont plus en phase avec notre temps. »

Pour conclure, je rejoins totalement la conseillère Camilla Seibezzi qui craint pour la démocratie et l’importance de l’école pour sortir des diktats moyenâgeux de la société ; je la cite : « les problèmes s’inventent quand on n’a pas le courage d’affronter la réalité ».

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