L’affaire Caravaggio ; Daniel Silva

Les préludes de la lecture : Après Une fille parfaite, ouvrage reçu en service de presse par LP conseil que je remercie grandement ainsi que la maison d’édition Mosaic !

Résumé : Gabrielle Allon est un restaurateur d’art, mais aussi un espion Israélien. Il est chargé de retrouver le tableau la Nativité du grand maître italien Caravaggio, disparu depuis longtemps, mais qui refait surface après le meurtre d’un trafiquant d’Art. L’enquête artistiquo-policiaire s’avère complexe et de coups de pinceaux en coups de pinceaux on se retrouve dans une grande enquête internationale.

Le mot de la fin : Je pensais lire une sorte de Da Vinci Code mais Daniel Silva parvient à twister cette intrigue en la rendant d’une grande complexité positive. L’auteur prend le temps d’expliquer la vie des personnages artistiques et politiques qu’il présente ce que je trouve particulièrement bien. J’ai également beaucoup apprécié, les différents lieux où se déroule l’intrigue et leur parfaite description. Tel Gabriel, j’ai ainsi pu suivre Sam à travers le quartier Latin ; ancien lieu de vie de cette ancienne Sorbonnarde que je suis.

Un grand doute subsiste pour ma part sur la subjectivité et le parti pris de l’auteur, mais personne n’exige de lui de l’objectivité, cela reste de la fiction, il faut seulement avoir un peu de recul. Dans notre contexte international actuel, cela fait réfléchir, mais je n’en dis pas plus pour ne pas gâcher la lecture. Je ne suis pas non plus parvenue à bien cerner, la psychologie des personnages par leur manque d’approfondissement. Sans doute l’auteur la traite-t-il dans ses autres livres puisque notre héros n’est pas l’homme d’un seul roman ? Je n’ai donc plus qu’à lire ses autres enquêtes !

Enfin, petit clin d’œil de l’auteur sur le musée Van Gogh d’Amsterdam « Je dois adresser mes plus plates excuses au musée Van Gogh d’Amsterdam pour avoir osé lui emprunter Les Tournesols … ».

Extrait : « Cela parait difficile à imaginer mais il fut un temps où les êtres humains ne ressentaient pas le besoin de partager chacun de leurs moments avec des centaines de millions, voire des milliards, de parfaits inconnus. Quand on allait au centre commercial acheter des vêtements, on n’informait pas sur un réseau social ses congénères, minute par minute, des moindres détails de l’escapade. Et quand on se ridiculisait dans un fête trop arrosée, on se gardait bien de la laisser dans un album numérique en ligne, et pour l’éternité une preuve photographique de ce regrettable écart de conduite. Mais de nos jours, en cette époque nouvelle d’impudeur, de confusion et d’immédiateté, il semble qu’aucun détail de nos vies ne soit trop banal ou trop humiliant pour être livré à la publicité et partagé avec la planète tout entière. A l’ère numérique, il importe d’avantage de paraître, même en toute indignité, que de vivre dignement. On attache moins d’importance nos vrais amis en chair et en os qu’à nos « amis » et autre followers désincarnés sur internet, car ceux-ci entretiennent l’illusion de la célébrité, voire de l’immortalité. Si Descartes vivait de nos jours, il aurait pu écrire : « Je tweete donc je suis. »

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L’affaire Caravaggio ; Daniel Silva