Journal d’un fou de Nicolas Gogol

Je ne me rappelle plus ce qui m’a amené à lire cette nouvelle de l’auteur russe, j’aime beaucoup la littérature Russe avec notamment Tolstoï et Dostoïevski et je souhaitais découvrir d’autres auteurs, c’est pour cela par exemple que j’ai lu la Mouette de Tchekhov et sans doute pour cela que j’ai voulu lire cette nouvelle de Gogol.

Très court texte (30 pages), cette nouvelle est l’une des plus célèbres de la littérature russe. L’œuvre de Nicolas Gogol, Le journal d’un fou est un conte absurde dans lequel les personnages étranges laissent peu à peu place à leurs caractères réels, le rire cédant le pas à l’angoisse tout au long de ce journal. Poprichtchine est préposé au taillage des plumes dans un ministère de Saint-Petersbourg. Celui-ci sombre peu à peu dans une douce folie s’imaginant être en Espagne.

La nouvelle est en réalité le journal intime du narrateur qui y décrit sa vie, son entourage et son travail. De façon très insidieuse au début, on découvre et voit paraître la folie à travers les lignes, comme par exemple les discussions canines. La folie devient ensuite complètement démente et Poprochtchine se prend alors pour le roi d’Espagne. La façon donc est décrite la folie par Gogol est très pertinente et la fin est sublime. J’imagine bien une adaptation théâtrale de cette œuvre et surtout de ce personnage qui occupe une scène très facilement tout seul. Après difficile pour moi de même faire une idée précise de l’écriture de Gogol à travers cette nouvelle, je sens bien que cela n’est pas similaire à du Tolstoï ou du Dostoïevski mais je ne parviens pas non plus à me faire une idée franche de ce qui la caractérise, pas le choix, il faut que j’en découvre d’autres 😊

« J’ai découvert que la Chine et l’Espagne ne sont qu’une seule et même terre et que c’est seulement par ignorance qu’on les considère comme des pays différents. Je conseille à tout le monde d’écrire « Espagne » sur un papier ; cela donnera : « Chine. » »

« Tout ceci vient, je crois, de ce que les gens se figurent que le cerveau de l’homme est logé dans son crâne ; pas du tout : il est apporté par un vent qui souffle de la mer Caspienne”

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