J’avais eu ce livre à lire dans le cadre de ma première année à l’IUT Information Communication métiers du livre et du patrimoine de l’université d’Aix en Provence.

 

Jean Echenoz nous transmet ici sa rencontre avec son éditeur Jérôme Lindon. On y découvre leur histoire, leurs rapports et l’évolution de ceux-ci sur plusieurs années.  Les éditions de Minuit étaient les seules à avoir accepté la publication de son premier roman. Tout en pudeur et en délicatesse, l’auteur aborde son entrée dans la littérature française et le soutien de son éditeur qui sait ce qu’il veut et qui sous un aspect rigide, affectionne ses auteurs.

 

De tous les livres que nous avions dû lire celui-ci est de loin celui qui m’avait immédiatement touché. Le reste de la biographie étant disons plus…insistante sur certains auteurs contemporains .

Je suis tombée sous le charme de l’écriture d’Echenoz épurée et travaillée, douce et touchante. Ce livre est une véritable déclaration et l’on a une chance incommensurable qu’il ait voulu nous la partager. Mais quel plus beau hommage pour un éditeur que de voir sa propre maison d’édition publier l’ouvrage de sa mémoire? Un coup de cœur.

« Quant à la question des adaptations cinématographiques des romans qu’il publie, sa position est simple : L’idéal avec le cinéma, dit-il avec un large sourire, c’est qu’on puisse vendre les droits et qu’ensuite, le film ne se fasse pas. Ça, voyez-vous, c’est vraiment la meilleure solution. »