Eugène Onéguine d’Alexandre Pouchkine

Eugène Onéguine d’Alexandre Pouchkine

Après avoir lu songe à la douceur de Clementine Beauvais, je tenais absolument à lire la genèse du récit, à savoir Eugène Onéguine d’Alexandre Pouchkine.

Ecrit en 1821, soit un an après la naissance de Baudelaire, Baudelaire peut être inspiré de Pouchkine, car je trouve qu’il y a du spleen magnifique et douloureux en Eugène.

Dans son côté auto satisfait torturé on ne peut que tous succomber au charme mélancolique d’Oneguine. Tatiana est constante dans sa douleur et sa splendeur que ce soit jeune et naïve avec le cœur ouvert et plein d’espoir à l’adulte blessée sans illusions mais fière et fidèle, souffrant en silence mais la tête haute.


J’ai adoré le style de Pouchkine, sa façon de jouer avec le lecteur, la fin ouverte est aussi irritante que bonne.


J’aurais aimé savoir lire en russe pour apprécier à sa plus juste mesure ce roman en vers.

Résumé éditeur: Le plus célèbre roman de la littérature russe, et qui a produit un chef-d’œuvre de l’opéra, était d’abord un poème, en strophes rimées. L’auteur y a mis sa vie – et sa mort. L’héroïne, Tatiana, tombe amoureuse d’un héros byronien, qui tue en duel le fiancé de la sœur de celle-ci. Les années passent, Onéguine revient, découvre qu’il aime passionnément Tatiana, maintenant mariée ; elle l’aime aussi ; que choisira-t-elle? « Et le bonheur était si proche, si possible » chante Pouchkine. Un jeune homme qui s’ennuie, la plus touchante des jeunes filles, un poète de dix-sept ans, un vieux mari, des créatures de rêve. C’est le roman des rencontres manquées, des amours perdues, des remords sanglants. C’est aussi, comme dit Nabokov, « une des œuvres les plus brillantes jamais composées, un classique international aussi grand que Hamlet, ou Moby Dick

Merci à Clémentine Beauvais pour m’avoir amené à ce chef d’œuvre Eugène Onéguine d’Alexandre Pouchkine.

« Sonnera t’elle l’heure de ma délivrance? Je l’appelle, je l’appelle. sur le rivage, j’attends un vent favorable, je hèle les vaisseaux. Quand commencerai-Je enfin ma libre course que les libres chemins de la mer, n’ayant plus à lutter qu’avec les flots et les tempêtes ? Il est temps que j’abandonne ce monotone élément qui m’est hostile et que berce sur les vagues brûlées du soleil, sous le ciel de mon Afrique je soupire au souvenir de ma sombre Russie, ou j’ai souffert, ou j’ai enterré mon cœur, mais où j’ai aimé. »

« L’âme pleine de je ne sais quels regrets et appuyé sur le granit des quais, Oneguine se tenait rêveur, ainsi que le poète s’est peint lui-même. Tout dormait tranquille. »

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