England, England ; Julian Barnes

Les préludes de la lecture : comme Nick Hornby, et V.S. Naipaul, j’ai découvert cette œuvre lors d’approfondissements sur la littérature anglaise et notamment de l’auteur Julian Barnes.

Résumé : England, England est un roman complètement loufoque et profondément riche sur la culture anglaise. On suit Martha Cochrane dont l’enfance est marquée par le départ de son père. Celui-ci quitte le domicile familial avec dans sa poche, un morceau de puzzle ; métaphore de l’incomplétude de l’enfance face au manquement parental. Arrivée à l’âge adulte, elle s’embarque alors dans une aventure improbable aux côtés du mégalomaniaque, Sir Jack. Ils vont condenser tout ce qui fait l’identité de l’Angleterre sous forme d’un parc d’attractions sur l’Ile de Wight, England, England.

Le mot de la fin : Ce roman vitriolé est un témoignage de l’auteur envers sa patrie, ce qui la caractérise, mais surtout son peuple. Chaque ligne est emplie d’humour et rythme avec succès et plein de rebondissements chaque page que l’on dévore. Une vraie satire sociale qui tourne le commerce touristique en farce dystopique. Un régal.

Extrait : « Il y a des gens dans ce pays- des déprimés historiques classiques à mon avis – qui pensent que c’est notre rôle, notre fonction géopolitique particulière, de servir de symbole de déclin, d’épouvantail moral et économique. Par exemple, nous avons appris à jouer au cricket au monde entier et maintenant c’est notre devoir, une expression de notre sentiment persistant de culpabilité coloniale, de croiser les bras et de laisser tout le monde nous battre à ce jeu. Foutaise, comme qui dirait… Je m’élève contre cette façon de penser. Je ne cède à personne dans mon amour pour ce pays. »

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