J’avais beaucoup entendu parler de ce livre lors de sa sortie, comme tout le monde.

Ma meilleure amie me l’ayant elle aussi recommandé je n’ai pas eu de craintes et je l’ai lu.

Faire un résumé est un peu difficile. Après ma lecture j’ai voulu savoir si ma patronne, avec qui nous échangeons beaucoup sur les livres, l’avait lu et elle m’a demandé de quoi ça parlait mais je n’avais pas envie de lui dire pour ne rien gâcher. Quand je l’ai lu je n’avais pas la moindre idée du sujet et comme c’est un livre très court, en faire un résumé risque de tout gâcher.

Voici donc ce que je lui ai répondu et ce que je me contenterai de vous dire:

C’est un petit garçon qui raconte, entremêlé de passage écrit par son père leur vie avec la femme de leur vie; la maman du petit, la femme du papa. Une femme qui était différente de toutes les autres mais qu’ils aimaient tellement.

Je voulais vous mettre le résumé de l’éditeur mais je trouve qu’il en dit trop également et je suis contente de ne pas l’avoir lu, je vous laisse donc aller le consulter si vous le voulez.

Il y a du Boris Vian chez Olivier Bourdeaut. Le style de l’auteur est faussement léger, simple et rempli d’humour. La légèreté est transmise par le narrateur qui est l’enfant. Comme pour Petit Pays, ce choix narratif nous permet de lire dans une vision douce et naïve mais en même temps de comprendre tout et c’est sans aucun doute ce qui donne la force au récit. L’humour est débordant, les personnages sont aussi loufoques qu’attachants. Le livre émeut aux larmes mais toujours avec le sourire aux lèvres. Le grain de folie est maîtrisé et Olivier Bourdeaut nous entraîne dans une danse folle qui nous fait tourner la tête et nous bouleverse. Un très beau livre.

“J’étais donc arrivé à ce moment si particulier où l’on peut encore choisir, ce moment où l’on peut choisir l’avenir de ses sentiments. je me trouvais désormais au sommet du toboggan, je pouvais toujours décider de redescendre l’échelle, de m’en aller, fuir loin d’elle, prétextant un impératif aussi fallacieux qu’important. Ou bien je pouvais me laisser porter, enjamber la rampe et me laisser glisser avec cette douce impression de ne plus pouvoir rien décider, de ne plus pouvoir rien arrêter, confier son destin à un chemin que vous n’avez pas dessiné, et pour finir, m’engloutir dans un bac aux sables mouvants, dorés et ouatés.”

Et enfin, je vous laisse avec ce doux air qui rythme cet ouvrage Mr Bojangles de Nina Simone