J’ai reçu ce livre dans le cadre d’une masse critique babelio. Je remercie la plateforme et la maison d’édition pour cet envoi. Je l’avais choisi car je connais bien la maison d’édition Intervalle que j’apprécie beaucoup, Lettres contre la guerre étant un de mes livres préférés.

Marianne est une jeune entrepreneure et dirige sa start-up construite avec son ami d’enfance Lucas. Ils se font abandonner  par leur troisième associé Charles et s’en vont pour rebooster leur business dans la Silicon Valley. Entre déceptions, trahisons, licornes et poney les deux amis vont devoir faire preuve de ténacité pour arriver à bout de leurs projets.

Étant pourtant acquise à la maison d’édition Intervalle j’avoue que ce livre est une déception. C’est un concentré de préjugés sur les start-up, sur le féminisme entrepreneurial, sur les développeurs etc… Tout est exagéré et caricaturé, les mots et expressions en anglais, les comportements, les relations, tout. Il y a aussi des passages inutilement vulgaires, des relations intimes dignes des nouveaux romans de littératures sentimentales. Les personnages sont survolés, leurs projets aussi, on ne peut pas s’attacher ni à Lucas, ni à Marianne. Travaillant dans une start-up depuis ses débuts et étant mariée à un geek développeur,  je connais bien cet environnement que j’espérais retrouver avec humour. La lecture est cependant aisée, le découpage en chapitres avec une citation est intéressant et l’analyse sur les difficultés liées à la création d’entreprises est pertinent.

“Marianne, que peu de défis effraient, s’assied sur le rebord du canapé en position d’oratrice, époussette les miettes de croissants collés à ses doigts, et s’élance dans une tirade:

  • Alors, tu veux te lancer dans la grande aventure de création de société? gare à toi, jeune inconscient, elle est plus remplie de périls que tu pourrais imaginer. Chaque étape du voyage est semée d’embûches, les passeurs que tu croiseras tes alliés te trahiront sans vergogne, et chaque décision que tu prendras aura un impact irréversible sur la santé de ton entreprise.”