Des souris et des hommes ; John Steinbeck

Les préludes de la lecture : J’avais eu un immense coup de cœur pour à l'Est d'Eden et avais donc envie de lire celui-ci.

Résumé : Suite à un incident, Lennie et George prennent à nouveau la route, vers une autre ferme. Il trouve un refuge sur la route lieu dans lequel ils doivent se retrouver en cas de nouveau problème. Lennie est une âme tendre mais simple. Ils arrivent alors dans une nouvelle ferme menée d'une main de fer dans un gant de vaseline par Curley, ancien boxer chétif ne sachant pas plus gèrer une exploitation que son épouse. Les deux compères caressent le rêve de devenir rentiers avec un carré de luzerne et des lapins ; d'ailleurs, il faut regarder droit devant et y aller, là, maintenant, au départ de ce petit bois.

Le mot de la fin : Une claque aussi colossale que notre tendre personnage. L'écriture behavioriste de Steinbeck est à nouveau percutante. Énormément d’émotions découlent de cette froideur utile. La fin est prévisible et "compréhensible". A quand, un monde où enfin la tolérance et l'humanité l'emporteront sur les déficiences humanistes et égoïstes ? A quand, un monde où chacun aura droit à son carré de luzerne et aux caresses de son prochain.

Extraits : " – Quand je pense ce que je pourrais rigoler si j’t’avais pas avec moi, ça me rend fou. Je n’ai pas une minute de paix.

Lennie était toujours accroupi. Il regardait dans les ténèbres, par-delà la rivière.

-George, tu veux que je m’en aille et que je te laisse seul ?

– Où donc que tu pourrais aller ?

-Oh ! j’pourrais. J’pourrais m’en aller dans les collines, là-bas. J’trouverais bien une caverne quelque part.

– Oui ? et comment qu’tu mangerais ? T’es même pas assez malin pour te trouver à manger.

-J’trouverais des choses, George. J’ai pas besoin d’choses fines avec du coulis de tomates. Je m’coucherais au soleil et personne ne m’ferait de mal. Et si j’trouvais une souris, j’pourrais la garder. Personne ne viendrait me la prendre.

George lui lança un regard rapide et curieux.

  • J’été méchant, c’est ça ?
  • Si tu n’veux plus de moi, je peux m’en aller dans les collines me chercher une caverne. J’peux m’en aller n’importe quand.
  • Non… écoute ! C’était de la blague, Lennie. Parce que j’veux que tu restes avec moi. L’embêtant, avec les souris, c’est que tu les tues toujours.

Il s’arrêta. »

Pour trouver ce livre, allez chez votre libraire indépendant. Pour savoir s'il le possède c'est par ici http://www.placedeslibraires.fr/