Dernière nuit à Twisted River de John Irving

Mon beau-père m’avait offert un John Irving pour mon anniversaire, je n’en avais encore pas lu c’était l’occasion.

 

Le petit Angelo est mort d’un accident de travail à Twisted River. Ce fait divers permet de nous présenter dans cette petite ville, la communauté de bûcherons, le cuisinier Dominic Baciagalupo et son fils Danny. Tandis que le père à la jambe folle se perd tendrement avec Jane l’indienne, le fils hanté par les loups commet l’irréparable à l’aide d’une poêle à frire. Cette dernière nuit à Twisted River nous entraîne dans la fuite de Danny et Dominic pour échapper au Cow-Boy qui souhaite se venger. Dans cette fugue, ils seront accompagnés de leur fidèle ami Ketchum chasseur d’ours ayant des liens très étroits avec la famille qu’il va falloir expliquer. De la guerre du Vietnam aux attentats du 11 septembre, nous allons suivre nos deux protagonistes en fuite sur plusieurs générations.

 

Je suis conquise par le style de l’auteur qui me fait beaucoup pensé à Philip Roth en plus léger. L’histoire est bien ficelée et nous tient en haleine malgré le grand nombre de pages. Bien que quelques longueurs et certains personnages secondaires seront bien vite oubliés on ne se lasse pas de suivre Danny et son père. La mise en abyme entre Danny qui devient écrivain, la construction du récit et le livre en lui-même relève du génie de John Irving et la chute est tout simplement parfaite. Vite que j’en lise un autre.

 

On ne choisit pas toujours les circonstances d’une rencontre. Parfois les gens atterrissent bien proprement dans notre vie, comme tombés du ciel ou débarqués d’un vol en provenance directe du paradis ; et puis nous perdons brutalement des gens que nous avions cru à jamais tissés dans la trame de nos jours.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *