Correspondances ; Valence Rouzaud

Correspondances ; Valence Rouzaud

Les préludes de la lecture : Livre que j’ai reçu dans ma boite aux lettres ; la meilleure façon selon moi, c’est un peu comme déballer un cadeau :).

Je remercie Valentin, l’auteur ainsi que la maison d’édition Thierry Sajat pour ce riche ouvrage.

Résumé : A travers 58 lettres, Valence Rouzaud, apporte sa vision du poète et de sa condition dans notre société. Il dénonce le paysage de l'édition aujourd'hui et la lutte qui en résulte pour certains artistes de lettres.

Le mot de la fin : La richesse de l'ouvrage ne réside pas dans son nombre de pages. Chacune d'elles percute. On décortique, on s'imprègne, on réfléchit à chaque ligne. Puis on relit, dans sa tête, ensuite à voix haute et enfin on prend notre support fétiche d'écriture pour coucher ses pensées impétueuses avides de s'exprimer.

Les réflexions de l'auteur portent sur le poète : « pénétré d’une forteresse volante, je suis dans mes pensées, ma poignée de main va à la journée du prolétaire polie sur de la pierre, puisque pour trois fois rien nous nous usons à écrire des poèmes qui tiennent pour traduire le monde, ce dépliant d’image résumé en un mot phrase. » Ses sentiments rejoignent ceux inculqués par mon premier maître à penser qui m'a donné goût à l'exigence et au respect littéraire, toujours à mettre en avant les "petites maisons d'édition", protectrices de lettres, salvatrices des auteurs, ces émulateurs de conscience.

Extrait : « Bonjour Daniel Martinez

Taulier des zones de la rue patrie des fauchés, j'ai un point de vue sur la poésie, et personne ne m'en fera changer (Tous les deux jours la mode passe chez le teinturier) – pas même l'institution se mirant dans l'icône des musées. Le poète doit être fou et responsable, voilà son dilemme… par ces quelques phrases ainsi posées sur le papier, je ne vais pas encore me faire des amis.

Peu importe! Je ne saurais devenir un homme-sable, sans aspérités, aspiré parce que trop sage.

Choisir un mot, l'aimer passionnément, retrouver son essence et le relier à d'autres; voilà mon travail, mon apothéose. Rien de plus, rien de moins – et rien d'autre.

A vous, que le printemps vous soit favorable puisqu'il n'est pas loin, sous le panache des fleurs qu'on appelle parfum.

Amitiés

Valence

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