Comment tout peut s’effondrer de Pablo Servigne et Raphaël Stevens

Une amie avec qui j’ai fai un troc de livre m’a offert cet ouvrage que je lui avais demandé pendant un échange sur le sujet de la collapsologie.

La collapsologie est un sujet sensible face auquel je me sens bien seule, peu voir aucune personne de mon entourage ne l’envisage et je cherchais dans ce livre à avoir une vision plus factuelle que sensitive. Je trouve que ce livre s’adresse véritablement aux générations présentes même s’il date de 2015 et qu’une petite mise à jour aurait été bien venue. Je suis dans une situation un peu de malaise avec un positionnement pas évident finalement un sentiment de solitude également et qui manque de clefs pour voir une voie à suivre face à tout cela.

Et si notre civilisation s’effondrait ? Non pas dans plusieurs siècles, mais de notre vivant. Loin des prédictions Maya et autres eschatologies millénaristes, un nombre croissant d auteurs, de scientifiques et d’institutions annoncent la fin de la civilisation industrielle telle qu’elle s est constituée depuis plus de deux siècles. Que faut-il penser de ces sombres prédictions ? Pourquoi est-il devenu si difficile d’éviter un tel scénario ?
Dans ce livre, Pablo Servigne et Raphaël Stevens décortiquent les ressorts d’un possible effondrement et proposent un tour d’horizon interdisciplinaire de ce sujet fort inconfortable qu’ils nomment la « collapsologie ». En mettant des mots sur des intuitions partagées par beaucoup d’entre nous, ce livre redonne de l’intelligibilité aux phénomènes de « crises » que nous vivons, et surtout, redonne du sens à notre époque. Car aujourd’hui, l’utopie a changé de camp : est utopiste celui qui croit que tout peut continuer comme avant. L’effondrement est l’horizon de notre génération, c est le début de son avenir. Qu’y aura-t-il après ? Tout cela reste à penser, à imaginer, et à vivre…

« Finalement, le concept de transition permet de rassembler. Il ne perturbe pas radicalement l’imaginaire de progrès continu, mais laisse s’épanouir la lucidité catastrophiste. Il permet de retrouver des pratiques communes et des imaginaires positifs partagés, ce qui est en soi remarquable. Les transitionneurs n’attendent pas les gouvernements, ils inventent dès à présent des manières de vivre cet effondrement de manière non-tragique. Ils ne sont pas dans l’attente du pire, mais dans la construction du meilleur. »

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